À Compiègne, malgré des températures extérieures qui flirtent avec les -3 degrés Celsius, un locataire doit composer avec une chaleur étouffante à l’intérieur de son appartement, où le thermomètre dépasse les 25 degrés depuis le 8 décembre 2025. Alors que beaucoup se plaignent du froid durant l’hiver, ce quinquagénaire déplore de vivre un véritable four.
"Bienvenue en enfer !" s’exclame-t-il en s'adressant au Parisien. En effet, il n'est pas le seul à souffrir de cette situation ; plusieurs de ses voisins ressentent la même incompréhension face à des températures qui ne devraient pas être tolérées en plein hiver.
Pour pallier l’insupportable, le locataire a ouvert les fenêtres et s'est même équipé d’un ventilateur pour rafraîchir son espace de vie, décrivant son quotidien en short, t-shirt et tongs comme une bien triste ironie de la saison. L’origine de ce désagrément réside dans des travaux d'isolation entrepris dans l’immeuble. Selon l’Office public d’aménagement et de construction (Opac), l'absence de vannes d'équilibrage complique l’adaptation de la chaleur par appartement, entraînant des températures largement au-dessus de la norme réglementaire de 19 degrés.
"Il est inacceptable de vivre dans de telles conditions, surtout en hiver," souligne Jean Dupont, expert en thermodynamique. "Une gestion inadéquate des systèmes de chauffage peut entraîner non seulement un inconfort, mais aussi des problèmes de santé, tels que la déshydratation ou des troubles du sommeil."
Les responsables de l’Opac ont indiqué qu’ils avaient passé commande pour des vannes d’équilibrage afin de remédier à ce problème, augmentant ainsi l’espoir de ces résidents de retrouver un confort thermique pendant les mois les plus froids. Dans ce contexte, le témoignage de ce locataire soulève des questions plus larges sur la qualité des rénovations énergétiques entreprises par les bailleurs sociaux en France.







