Après un éboulement catastrophique survenu à La Rivière, en Isère, les autorités judiciaires prennent des mesures contre deux dirigeants de la carrière. Lors d'une conférence de presse, le procureur Étienne Manteaux a confirmé leur renvoi devant le tribunal, soulignant que cette affaire fait suite à des événements tragiques survenus il y a un an et demi.
Le procureur a rappelé qu'un tir de mines, effectué en 2019, avait provoqué un effondrement de 50 000 mètres cubes de roches, mais que cet incident n’avait pas été signalé aux autorités compétentes. Cette dissimulation a entrainé une inclinaison du terrain, contrevenant ainsi aux exigences de l'arrêté d'exploitation, qui stipulait qu'il ne fallait pas créer de risques d'instabilité. Malgré un rappel à l'ordre du préfet en 2023, l'entreprise ne s'était conformée que partiellement aux exigences de surveillance de ses activités.
Au mois de juillet, les riverains avaient alerté des élus locaux de leur inquiétude, signalant des craquements et des petits éboulements, ce qui avait conduit à une analyse des risques par un service de l'État, révélant une menace potentielle d'effondrement. Les responsables de la société en question contestent formellement leur implication dans l'incident majeur survenu le 25 juillet 2024 et évoquent d'autres facteurs, comme le souligne l'expert en géotechnique, Marcel Dufour, qui insiste sur la complexité des facteurs environnementaux pouvant mener à de tels accidents.
Le tribunal examinera les manquements des gérants concernant la sécurité de l'exploitation prévue pour le 31 mars, et leur décision pourrait avoir des répercussions significatives sur les pratiques de l'industrie extractive en France, notamment à la lumière d'autres accidents similaires dans le pays, comme l'indique un rapport du Ministère de la Transition Écologique. Tandis que la situation évolue, la pression monte sur les exploitants avec des plaintes de riverains et une vigilance accrue de la part des autorités compétentes.







