Le président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Jorge Rodriguez, a récemment annoncé la libération d'un « nombre important » de prisonniers, y compris des étrangers, dans le but d'encourager une coexistence pacifique. Cette initiative a été mise en avant lors d'une conférence de presse, ajoutant une touche d'espoir au milieu du climat politique tumultueux du pays.
D'après les déclarations de Rodriguez, ces mesures s'inscrivent dans un cadre unilatéral voulu par le gouvernement, cherchant à apaiser les tensions et à favoriser un dialogue constructif. « Afin de favoriser la coexistence pacifique, le gouvernement bolivarien et les institutions de l'État ont décidé de libérer un nombre important de personnes vénézuéliennes et étrangères, » a-t-il précisé.
Cette annonce intervient après des événements marquants, notamment l'opération militaire américaine qui a conduit au transfert du président Nicolás Maduro vers les États-Unis pour des poursuites judiciaires. Fukou Jang, analyste politique et expert en relations internationales, souligne que « ce geste pourrait être une tentative de gagner le soutien international et de changer les perceptions négatives autour du régime. »
En parallèle, l'ONG Foro Penal, qui suit le nombre de détenus politiques dans le pays, a noté avec satisfaction cette nouvelle. Initialement, environ 806 prisonniers politiques étaient recensés, dont 175 militaires. « Nous savons que des personnes sont en train de retrouver leur liberté, y compris des étrangers, » a tweeté Alfredo Romero, avocat de l'ONG. Ce processus de libération est perçu comme une avancée significative dans un contexte où la répression politique a été fortement dénoncée par des organisations internationales.
Les autorités ont déclaré que les libérations se poursuivront et s'inscrivent dans un processus plus large de réconciliation nationale. Cependant, les événements de 2024, où 2 400 personnes avaient été arrêtées suite aux contestations de l'élection présidentielle, continuent de marquer les mémoires. Selon des rapports, plus de 2000 de ces personnes avaient été libérées, reflétant une certaine flexibilité de la part du gouvernement face aux pressions internes et externes.
Alors que l'avenir politique du Venezuela demeure incertain, cette série de libérations pourrait bien être le premier pas vers une nouvelle dynamique, suscitant des réactions diverses tant au niveau national qu'international. Experts et observateurs continuent de suivre de près l'évolution de la situation, espérant que ces gestes de bonne volonté ouvriront la voie à des discussions plus larges et à une amélioration des droits humains dans le pays.







