Emmanuel Macron a décidé de prendre position contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur lors du vote prévu le 9 janvier. Cette décision fait suite à une forte mobilisation des agriculteurs, qui s'inquiètent des conséquences de cet accord sur l’agriculture française.
Selon des sources de Franceinfo, Macron aurait déjà informé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, de sa décision. Il a souligné le caractère de rejet politique presque unanime au sein de l’Hexagone. En se démarquant ainsi, la France rejoint d'autres nations comme l'Irlande, la Pologne et la Hongrie, malgré la difficulté d'inverser la tendance au sein du vote à la majorité qualifiée.
En réponse à l'annonce de ce vote, la FNSEA, principal syndicat agricole français, a prévu d'organiser un grand rassemblement à Strasbourg le 20 janvier, en vue de faire entendre ses préoccupations concernant cet accord. Les agriculteurs estiment que l’ouverture des marchés pourrait entraîner des distorsions de concurrence et nuire à la qualité des produits locaux.
Des experts du secteur agricol et des analystes politiques soulignent également l'importance de cette décision. Pour eux, elle illustre une prise de conscience croissante des risques associés à l’importation de produits agricoles, souvent moins coûteux, mais parfois d'une qualité inférieure. L'avenir du traité Mercosur reste donc incertain, et cette fronde pourrait bien influer sur la politique commerciale de l'Union européenne dans son ensemble.







