Alors que la colère des agriculteurs monte d'un cran, la Coordination rurale a lancé un appel vibrant à manifester à Paris. Malgré l'interdiction des mouvements de tracteurs dans plusieurs régions, le syndicat souhaite faire entendre la voix des agriculteurs, confrontés à des crises multiples.
Ce lundi, plusieurs arrêtés préfectoraux ont entravé la circulation des tracteurs, émis après une réunion à Matignon. Les discussions ont débuté avec les Jeunes agriculteurs, suivies de dialogues avec la FNSEA et la Confédération paysanne, mettant en lumière des enjeux urgents.
Le président de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, à l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre, a exprimé son mécontentement : « Nous allons aller à Paris d’une manière ou d’une autre, même si cela implique des arrestations. » Des défis comme l’épidémie de dermatose nodulaire, la chute des prix du blé, et les coûts élevés des engrais exacerbent le mécontentement. Les syndicats estiment que les promesses du gouvernement, telles que l’augmentation du fonds hydraulique agricole, restent insuffisantes.
Le climat de tension est palpable : tandis que des points de blocage étaient établis sur les autoroutes, la FNSEA a également organisé plusieurs actions locales. Selon un rapport de Le Parisien, la détresse des viticulteurs et les menaces de concurrence accrue avec l'accord UE-Mercosur sont des préoccupations dominantes.
Les autorités ont promis de nombreuses mesures, mais les agriculteurs, dont l’un des porte-paroles a qualifié certaines promesses de « peu ambitieuses », s'organisent déjà pour une nouvelle mobilisation au Parlement européen. « Nous resterons mobilisés » a déclaré un des leaders des Jeunes agriculteurs, alors que le climat politique continue de se tendre.
Alors que de nouvelles échéances approchent, l’unité au sein du secteur agricole semble plus cruciale que jamais pour faire face à un avenir incertain et obtenir des conditions de travail justes.







