La région Provence-Alpes-Côte d'Azur fait face à une situation tendue alors qu'un arrêté préfectoral interdit la circulation des engins agricoles sur toutes les routes du territoire, à compter de ce vendredi et ce, pour une durée de trois jours. Cette mesure vise à dissuader les agriculteurs, déjà mobilisés depuis plusieurs semaines, d'intensifier leurs actions en faveur de leurs revendications.
Les agriculteurs expriment leur mécontentement suite à la signature du traité du Mercosur, que beaucoup considèrent comme une menace pour l'agriculture locale. Pour la deuxième fois en l'espace d'un mois, des tracteurs ont été rassemblés dans des lieux emblématiques, notamment sous la Tour Eiffel, faisant résonner la colère des professionnels du secteur au niveau national.
« Cette décision, bien que gouvernementale, n’oriente pas le dialogue souhaité par les agriculteurs », souligne un porte-parole de la Confédération Paysanne. La préfecture, quant à elle, justifie la mesure par les récents appels à des blocages et perturbations de la circulation routière émis par certaines organisations agricoles.
Les engins agricoles sont désormais interdits sur l'ensemble des axes principaux et secondaires ainsi que sur les autoroutes de Provence, avec effet immédiat à partir de ce vendredi, 9 novembre à 00h, jusqu'au lundi 12 janvier à 23h59. Cette initiative suscite déjà des débats au sein de la communauté agricole et suscite des interrogations quant à l'avenir de leurs revendications.
De nombreux experts du secteur agricole mettent en garde contre les conséquences de cette situation. « Réprimer les manifestations ne résoudra pas le problème, il est essentiel d'asseoir un véritable dialogue avec les acteurs du terrain, » explique Marie Lefevre, analyste politique à l'Inra.
Les jours à venir s'annoncent donc cruciaux pour la relance d'une discussion constructive entre les agriculteurs et les autorités, car la pression va sans doute continuer d'augmenter si leurs revendications ne sont pas entendues.







