Alors qu'Israël intensifie ses opérations militaires au Liban, le leader du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé, mercredi, son engagement à "faire face" à l'État hébreu. Les forces israéliennes ont récemment donné de nouveaux ordres d'évacuation dans une banlieue de Beyrouth, tout en menant des attaques contre des cibles supposées liées au Hezbollah.
Depuis le début des hostilités, le climat est tendu. Le mouvement chiite libanais, dirigé par Naïm Qassem, a dénoncé cette "agression israélo-américaine" lors d'un discours diffusé à la télévision. Ce discours survient après le déclenchement d'une attaque américano-israélienne contre l'Iran, et le Hezbollah semble déterminé à répondre, agitant la menace d'une escalade majeure dans la région.
Selon des rapports du France 24, l'armée israélienne a élargi son champ d'actions, ordonnant à tous les résidents d'une partie du sud du Liban d'évacuer. Des informations locales signalent au moins 72 morts et 83 000 déplacés depuis le début des attaques.
Mercredi, Israël a intensifié ses frappes, touchant des positions du Hezbollah au sud du fleuve Litani. Des sources libanaises ont rapporté que trois personnes ont été tuées lors de frappes près de l'aéroport de Beyrouth. Le Hezbollah a, de son côté, déclaré avoir mené au moins 23 attaques, y compris contre des installations militaires israéliennes éloignées de la zone frontalière, illustrant une escalade significative du conflit.
Des frappes aériennes d'une ampleur inédite
L'aviation israélienne a visé des cibles dans des zones reculées, y compris un hôtel dans une banlieue chrétienne de Beyrouth. Des images diffusées par des agences montrent des dommages importants au bâtiment, tandis que des habitants affolés reçoivent des appels d'évacuation, générant une atmosphère d'anxiété collective.
En parallèle, des frappes ont été rapportées dans des zones telles que Aramoun et Baalbeck, où le Hezbollah est particulièrement actif. De plus, une attaque a frappé un immeuble près d'un hôpital, soulevant des préoccupations sur le respect des civils et des infrastructures médicales. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a exprimé son indignation, appelant toutes les parties à respecter les normes de droit international humanitaire.
Avec AFP







