Ce vendredi 16 janvier 2026, une mobilisation impressionnante s'est tenue devant la préfecture des Deux-Sèvres, où plusieurs tracteurs ont été positionnés en signe de protestation par des membres de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA). Cette action fait suite à une rencontre jugée insatisfaisante avec le directeur de cabinet du préfet, où les attentes des agriculteurs concernant la nouvelle « loi d’urgence agricole » n’ont pas reçu les réponses escomptées.
« Nous resterons ici tant que nos demandes ne seront pas prises en compte. À ce jour, nous sommes à la même enseigne qu’il y a deux ans », déclare Julien Brault, représentant des JA, évoquant les manifestations marquantes de 2023. Cette appropriation de l'espace public vise à attirer l'attention sur les inquiétudes persistantes, en particulier face aux impacts du traité de libre-échange avec le Mercosur, qui alimente les craintes de l'élevage français.
« Si l'importation de viande à bas prix se généralise, cela pourrait signifier la fin de l'agriculture telle que nous la connaissons », ajoute-t-il. Des experts s'accordent à dire que l'augmentation de la concurrence étrangère pourrait gravement nuire aux producteurs locaux. Le traité Mercosur n'est pas le seul point de friction ; des préoccupations concernant la gestion de l'eau sont également au cœur des débats.
Cette action de contestation met en lumière des problématiques majeures qui touchent de nombreux agriculteurs en France et souligne le besoin urgent d’échanges constructifs entre les acteurs du secteur et les autorités locales. Selon des analystes de France Agriculture, de telles mobilisations pourraient devenir une tendance récurrente si des mesures concrètes ne sont pas mises en œuvre rapidement.







