Un mois après avoir été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir organisé des manifestations jugées illégales, Julien Le Guet, porte-parole du collectif "Bassines Non Merci", a de nouveau comparu ce 4 mars devant la cour d'appel de Poitiers. Cette fois, il répond de tags et de dégradations survenus à Sainte-Soline entre 2022 et 2023.
La cour de Poitiers commence à familiariser avec les affaires de ce militant. Ce même jour, Le Guet est condamné non seulement par le passé, mais aussi par des faits qui remontent à une "grillade party" organisée le 2 octobre 2022, à laquelle plusieurs milliers de personnes ont participé. Un tag a été découvert devant une gendarmerie le 1er mai 2023 et lui a été attribué.
Une "opération politique" et du "harcèlement"
Julien Le Guet décrit sa situation comme un "marathon judiciaire", se sentant visé par "une opération politique et du harcèlement" perpétré par des procureurs, agissant selon des directives de l'époque du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. En dépit du stress causé par ces multiples apparitions judiciaires, il considère ces moments comme "des occasions de rassemblement", témoignant de l’unité de son collectif, qui a mobilisé une cinquantaine de supporters devant la cour de justice.
Un changement de perception ?
Depuis cette série de procès, la dynamique a évolué, notamment avec la diffusion par Mediapart de vidéos illustrant la répression policière lors de l’événement de Sainte-Soline. Le Guet ne pense cependant pas que cela a eu un impact dans le milieu judiciaire. En relisant ses expériences, il déclare : "Ça a changé quelque chose dans l'opinion publique, mais dans les tribunaux, les juges continuent de vouloir dissocier les affaires".
Anniversaire de Sainte-Soline : un appel à l'action
À l'approche de l'anniversaire des événements de Sainte-Soline, le collectif encourage les citoyens à se rassembler devant les institutions et gendarmeries. "Il est important de témoigner et d’exiger justice, que ce soit en allumant une bougie ou en organisant des manifestations festives," explique Le Guet. Il appelle à interpeller les forces de l’ordre sur la violence subie lors de ces jours tragiques, qui ont marqué durablement les esprits.







