Lors du Forum économique mondial de Davos, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor des États-Unis, a exprimé des préoccupations fortes concernant la gestion des tensions récemment exacerbées entre les États-Unis et l'Union européenne, notamment à propos du Groenland. Il a averti que les mesures de rétorsion commerciale de l'UE seraient un choix 'très mal avisé'.
Cette déclaration fait suite aux menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 10 % à 25 % sur les pays qui s'opposeraient à sa volonté d'acquérir le territoire danois. Bessent a souligné que les mots de Trump doivent être pris au sérieux, indiquant que la Maison Blanche considère le Groenland comme un actif stratégique essentiel pour la sécurité américaine.
Du côté européen, le ministre de l’Économie français, Roland Lescure, a qualifié les menaces de 'chantage' et a encouragé les États membres à faire preuve d'unité. Le ministre de l'Europe, Jean-Noël Barrot, a également souligné que ces menaces douanières n'altéreraient en rien l'engagement de l'UE envers le Groenland, suggérant la création d'un dispositif 'sentinelle Arctic' pour maîtriser les enjeux géopolitiques dans la région.
Bien que des experts comme l'économiste Paul Krugman soulignent l'importance de la solidarité européenne face à ce type de pression, d'autres, comme le professeur de géopolitique Marc Levi, mettent en avant les risques d'une escalade inutile. 'La réaction de l'UE doit être calculée et stratégique, plutôt qu'impulsive', préconise-t-il. En somme, alors que les tensions montent, la question demeure : quelle sera la réaction de l'UE, s'engagera-t-elle dans un bras de fer ou privilégiera-t-elle le dialogue ?







