Suite à des semaines de tensions liées aux nouvelles menaces douanières de Donald Trump, l'Union européenne a tenu un sommet extraordinaire à Bruxelles. Le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré que l'UE se défendrait contre toute forme de coercition.
Les dirigeants européens ont exprimé des doutes quant à l'opportunité du « Conseil de paix » proposé par Trump, soulignant l'importance d'une réponse unifiée face à ces provocations. Dans ce contexte tendu, Emmanuel Macron a affirmé que, bien que la situation soit plus acceptable, la vigilance reste de mise. Les États-Unis doivent, selon lui, "respecter" l'Europe.
Rudent d'une potentielle escalade, les Vingt-Sept ont débuté 2026 en état d'alerte, craignant que leur allié historique ne passe à l'action pour annexer le territoire autonome du Groenland. Trump ayant suspendu ses menaces de droits de douane après un "cadre" d'accord négocié à Davos, les dirigeants européens prônent toutefois la prudence.
Un cadre d'accord
Malgré le soulagement général causé par le retrait des menaces tarifaires, un diplomate européen a averti : "Nous restons à un tweet de la prochaine crise." Les détails concernant les discussions autour du Groenland demeurent flous, et le Premier ministre groenlandais a lui-même exprimé son incompréhension sur les termes des accords discutés.
Les discussions portent également sur un nouveau partenariat de défense entre les États-Unis et le Danemark, qui devrait être renégocié, assurant la présence de l'OTAN dans l'Arctique. Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, a souligné que tous les membres de l'OTAN sont en accord sur la nécessité d'une telle présence.
Un avenir incertain
Les inquiétudes persistent concernant d'éventuelles menaces futures de Trump, tant sur la question ukrainienne que sur d'autres sujets. La force et l'unité de l'UE, appuyées par une promesse de réaction forte et l'utilisation de leviers commerciaux, ont déjà poussé Trump à prendre du recul sur sa position concernant le Groenland.
Des experts affirment que la capacité de l'UE à agir efficacement dans ce genre de situation pourrait influencer l'avenir des relations transatlantiques. Mais ils avertissent qu'il est dangereux de considérer que la stabilité ait été rétablie. "L'UE a les outils nécessaires pour se défendre et elle le fera si nécessaire," a déclaré António Costa, renforçant le message d'équilibre à maintenir dans les relations internationales.
Il sera crucial pour l'UE de naviguer habilement dans cette période d'incertitude, en construisant des réponses collectives à mesure que de nouvelles provocations se profilent à l'horizon.







