Par Matthieu Le Gall
Le 20 janvier 2025, à la cérémonie d’investiture du président américain, les figures emblématiques de la tech, telles qu’Elon Musk, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg et Tim Cook, ont affiché leur soutien à Donald Trump. Cette allégeance, liée aux promesses de contrats juteux et à une absence de régulation, marque une entrée précipitée des barons de la Silicon Valley dans l'univers du trumpisme. Un an après, leur implication dans les politiques controversées de l’administration Trump est indéniable.
Meta, le géant dirigé par Zuckerberg, a été accusé d’expurger de ses plateformes les informations permettant d’identifier les agents de l’immigration (ICE). Pendant ce temps, Palantir, entreprise fondée par Peter Thiel, fournit les outils nécessaires aux agents de l’ICE pour faciliter les arrestations, une situation qui ne passe pas inaperçue et qui rappelle des collaborations similaires avec d’autres entreprises, comme le groupe français Capgemini.
De plus, TikTok semble amplifié la censure face aux critiques liées à la mort d’Alex Pretti, après avoir été racheté par des investisseurs proches de la Maison-Blanche. La situation devient encore plus complexe avec Jeff Bezos, qui a récemment produit un documentaire glorifiant Melania Trump, levant des questions sur la servilité du capitalisme face au pouvoir.
La richesse est censée offrir une protection contre les abus de pouvoir. Cependant, la cupidité des magnats de la technologie semble les priver de la voix qui pourrait s'opposer à ces dérives. Pendant ce temps, dans les villes américaines, des milliers de citoyens continuent de manifester pour réclamer justice et équité.
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