La police indienne a ouvert une enquête sur le suicide collectif de trois sœurs, âgées de 12 à 16 ans, survenu le mercredi 4 février à Ghaziabad, près de New Delhi. Ces adolescentes se sont tragiquement défenestrées du neuvième étage de leur immeuble après que leur père a confisqué leurs téléphones portables.
Des adolescentes accros à la culture coréenne
Selon les autorités, les sœurs étaient profondément influencées par la culture coréenne, s'étant déscolarisées depuis plusieurs années pour se consacrer à regarder des dramas coréens sur leur téléphone. Leur père, Chetan Kumar, a déclaré au Press Trust of India : "Mes trois filles avaient une addiction à tout ce qui venait de Corée, des films aux séries télévisées. Elle évoquaient souvent leur souhait d'aller en Corée". C’était cet amour pour la culture coréenne qui les a conduites à un tel acte tragique après la confiscation de leurs appareils électroniques.
Les implications plus larges de cette tragédie
Les décès de ces jeunes filles à Ghaziabad ont alerté les parents et les professionnels sur les conséquences d'une dépendance excessive aux réseaux sociaux et aux jeux en ligne. Depuis le succès viral de Gangnam Style en 2012, la culture pop coréenne a en effet gagné en popularité en Inde, engendrant une frénésie autour de la musique, de la mode et des produits de beauté sud-coréens.
Des experts comme Alok Priyadarshi, officier de police, affirment que cette tragédie soulève des préoccupations sur la santé mentale des adolescents. "Les effets néfastes des réseaux sociaux et de l'addiction numérique sont bien documentés," déclare-t-il. Cette situation a déjà conduit certains États indiens à envisager d'interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, suivis par des législations similaires dans des pays comme la France et l'Espagne.
En 2019, l'Organisation mondiale de la santé a reconnu le "trouble du jeu vidéo" comme un problème de santé important, pouvant engendrer des conséquences dramatiques, comme celles observées dans ce tragique incident.







