La junte au pouvoir en Birmanie a annoncé une mesure de restriction : à partir de samedi, uniquement la moitié des véhicules privés pourront circuler simultanément sur les routes. Cette décision vise à préserver les réserves de pétrole menacées par les événements au Moyen-Orient.
Dans le cadre de cette initiative, les véhicules à plaques d'immatriculation impaires et paires seront autorisés à rouler selon un calendrier précis. Les jours pairs, seules les voitures à plaques paires pourront circuler, tandis que les jours impairs seront réservés aux plaques impaires, comme l’a précisé le communiqué officiel.
D'après les données de 2024, la Birmanie importe 90 % de son carburant. La junte a souligné que "les conditions géopolitiques actuelles provoquent des perturbations sur les voies commerciales maritimes, exacerbées par les conflits au Moyen-Orient." Une déclaration qui fait écho à des préoccupations similaires d'experts tels que Benjamin Louvet, qui prédit que le prix du pétrole pourrait atteindre des sommets à cause de ces tensions.
Mesures strictes pour les usagers
Les autorités ont averti que ces restrictions visent à garantir "une distribution systématique et la sécurité de l'approvisionnement" en carburant. Des exemptions seront accordées aux véhicules électriques, aux transports en commun et aux camions de collecte d'ordures. Toutefois, toute infraction à ces règles pourrait entraîner de lourdes sanctions, incluant des poursuites judiciaires.
Les propriétaires de stations-service et les particuliers sont également interdits de stocker du carburant à des fins de revente à prix majorés. Ce cadre rigoureux s'inscrit dans un contexte de tensions internes, où la Birmanie, sous le régime militaire depuis 2021, est déchirée par une guerre civile avec des groupes rebelles.
Il est crucial de noter que les restrictions ne s’appliqueront qu'aux zones contrôlées par l'armée, laissant les régions sous le contrôle des rebelles exemptées de ces nouvelles mesures, selon un responsable militaire, mettant ainsi en lumière les fractures sociales persistantes.







