Mark Zuckerberg ne se repose pas seulement sur l'intelligence artificielle pour permettre aux individus de devenir la meilleure version d'eux-mêmes. Le dirigeant de Meta utilise cette technologie pour un meilleur pilotage de son entreprise. Comme rapporté par le Wall Street Journal, il est en train de développer un agent IA pour l'épauler dans ses tâches quotidiennes.
Ce nouvel assistant devrait lui permettre d'accéder à des informations en temps réel, réduisant ainsi le besoin de passer par plusieurs intermédiaires au sein de Meta. Bien que peu d'informations circulent sur ce projet pour l'instant, il s'inscrit dans une volonté plus large de la société, qui emploie environ 78 000 personnes, de rester compétitive face à des start-ups spécialisées en IA, souvent bien moins dotées en ressources humaines.
« Nous investissons dans des outils IA natifs pour que chaque membre de Meta puisse être plus efficace. Nous mettons en valeur les contributions individuelles tout en simplifiant l'organisation des équipes », a déclaré Mark Zuckerberg en janvier, lors de la présentation des résultats financiers de son entreprise pour le quatrième trimestre de 2025. « Cette démarche pourrait booster notre productivité tout en rendant le travail plus agréable », a-t-il ajouté.
Encourager à utiliser l'IA
L'intégration de ces outils est en effet rapide et généralisée à tous les niveaux de Meta, notamment parce que l'utilisation de l'IA est désormais un critère dans l'évaluation des performances des salariés. De plus, la direction encourage les employés à participer à des ateliers d'intelligence artificielle chaque semaine, ainsi qu'à des hackathons réguliers.
Les salariés sont également incités à développer leurs propres outils pour optimiser leurs tâches. C'est ce qu'a réalisé l'un d'eux en s'appuyant sur le modèle Claude d'Anthropic. Nommé Second Brain, cet outil agit comme un assistant virtuel, indexant et interrogeant des documents liés aux projets.
Les collaborateurs partagent souvent leurs trouvailles et les outils qu'ils développent sur le forum interne. Certains utilisent, par exemple, My Claw, une IA qui a accès à leurs échanges et fichiers de travail, afin de communiquer à la place de leurs collègues ou de leur agent IA.
Investissements massifs
Tandis que certains salariés voient d'un bon œil cette transition vers l'IA, d'autres expriment des craintes quant à un éventuel remplacement par ces outils. Ces appréhensions, loin d'être infondées, se renforcent à la lumière des récents rapports de Reuters, suggérant que Meta pourrait procéder à des licenciements massifs touchant au moins 20 % de ses effectifs pour compenser les coûts liés à ses investissements en IA.
Depuis plusieurs mois, Mark Zuckerberg a mis des milliards de dollars sur la table pour ne pas être largué face à des entreprises telles qu'OpenAI. Fin 2025, Meta a d'ailleurs acquis Manus, un agent chinois capable d'exécuter des tâches de manière autonome pour près de deux milliards de dollars. Récemment, en mars, la société a également racheté Moltbook, un réseau social d'agents IA, bien que le montant de cette acquisition reste confidentiel.
Parallèlement, la société a créé une division dédiée à l'accélération du développement de grands modèles de langage grâce à l'IA. « Nous avons conçu cette branche avec une approche intrinsèquement orientée vers l'IA », a précisé Maher Saba, le responsable de cette nouvelle entité, dans une annonce interne. Meta ne semble pas prête de ralentir son développement, fermement convaincue du potentiel révolutionnaire de cette technologie.







