Dans un courrier adressé à la sénatrice des Pyrénées-Orientales Lauriane Josende, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a insisté sur la nécessité pour la ville de Perpignan de contribuer au financement de la future cité judiciaire. Cette participation s'élève à 24 millions d'euros, représentant environ 20 % du coût total du projet de 120 millions d'euros.
Cette demande n'est pas sans provoquer des remous au sein de la municipalité, qui avait déjà rejeté cette contribution comme étant excessive l'automne dernier. Le ministre justifie cette exigence en tenant compte des décisions prises par la municipalité, notamment le choix de construire le nouveau palais de justice en centre-ville. Il avance qu'une telle option entraîne un surcoût de 11 millions d'euros par rapport à une localisation en périphérie.
Une situation budgétaire particulièrement contrainte
Gérald Darmanin indique également que le relogement temporaire des services judiciaires pendant la construction devrait coûter près de 22 millions d'euros, pesant ainsi sur les financements de l'État.
Dans ce contexte, il appartient à la ville d'assumer une part de la responsabilité financière. Bien que Perpignan ait cédé une partie d'un parking en contrepartie d'une partie des travaux de désolidarisation, cela reste, selon le ministre, insuffisant pour compenser les surcoûts liés à ce projet.
La situation est d'autant plus délicate que, comme l'a rappelé Gérald Darmanin, dans un contexte budgétaire tendu, le ministère de la Justice impose désormais aux collectivités locales de financer jusqu'à 20 % pour les grands projets immobiliers. La sénatrice Josende a également souligné l'importance de maintenir le dialogue entre l'État et les collectivités : 'Mon rôle est de faire en sorte que le dialogue se poursuive et qu’une solution équilibrée puisse être trouvée'.
Ce projet, jugé crucial pour moderniser la justice à Perpignan, doit avancer malgré les tensions financières actuelles.







