Emma Paris : un témoignage puissant sur les violences conjugales et l'emprise

Emma Paris se confie sur sa difficile rupture et dévoile son combat contre l'emprise.
Emma Paris : un témoignage puissant sur les violences conjugales et l'emprise
Emma Paris revient dans un livre sur sa relation avec son ex-compagne, connue sous le pseudo de Just Pyramid. Leur rupture avait beaucoup fait parler sur les réseaux sociaux l'été dernier, provoquée par l'infidélité de Just Pyramid avec une ex-femme de jihadiste emprisonnée. Emma Paris dénonce les violences psychologiques subies dans cette relation et parle d'une emprise.

L'été dernier, les réseaux sociaux ont été submergés par une histoire incroyable : une influenceuse populaire, fiancée à une femme placée en détention pour trafic de stupéfiants, découvre l'infidélité de sa compagne en prison avec une ex-conjointe de jihadiste. En plein cœur de l'été, Emma Paris se saisit de son téléphone pour raconter son histoire sur Instagram, et les réactions fusent. Même le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, ordonne une enquête administrative pour savoir comment les détenues avaient pu se procurer des téléphones. Cependant, pour Emma Paris, cette situation tragique n'est pas une blague. C'est bien une réalité de violences conjugales qu'elle dénonce dans son livre intitulé *La Source*, publié par Flammarion.

"Ce que j'ai vécu est grave et cela ne doit pas être pris à la légère. Bien que je fasse parfois de l'autodérision, il est important de ne pas minimiser cette expérience", déclare Emma Paris à BFM.

Une relation sous "emprise"

Originaire d'une banlieue paisible d'Île-de-France, Emma Paris, 29 ans, a gagné en notoriété sur YouTube en partageant des tutoriels de maquillage et des conseils de mode. Dans son ouvrage, elle raconte comment elle a été soumise à une pression financière intense, dépensant des milliers d'euros pour soutenir sa fiancée emprisonnée, tout en ignorant les signes d'une infidélité croissante. Aujourd'hui, elle affirme avoir été sous l'emprise de Just Pyramid, pseudonyme de sa compagne sur les réseaux. Contactée, Just Pyramid n'a pas répondu à nos demandes de commentaires.

Emma se souvient de sa rencontre avec Clara Da Costa Bastos sur Instagram en 2023, où leur relation a débuté rapidement. "Elle a immédiatement emménagé chez moi", explique-t-elle. Cependant, avec du recul, elle reconnaît avoir ignoré plusieurs signes avant-coureurs d'une relation toxique, tels que le fait de prendre en charge toutes les dépenses.

"L'un des premiers drapeaux rouges était ce que j'appelle la 'sangsue financière'. Je payais tout, tout le temps", confie-t-elle.

Une "chape de plomb"

Emma affirme avoir été rabaissée par sa partenaire, qui désapprouvait ses photos en maillot de bain pour sa marque. "Cela posait un vrai problème, et je ne comprenais pas pourquoi", se souvient-elle. "J'étais sous une chape de plomb, je n'avais pas le droit de sortir ni de voir mes amis. Bien sûr, cela aurait dû me mettre en alerte, mais je refusais d'y croire, pensant qu'elle finirait par changer." Au fur et à mesure de leur relation, elle s'est isolée de son entourage, coupant les ponts avec certaines de ses connaissances.

Malgré cela, lorsqu'en janvier 2025, des agents de police viennent délivrer Clara au domicile d'Emma, celle-ci lui offre un soutien indéfectible. Elle effectue même des visites régulières à la prison de Carquefou, mettant sa propre vie professionnelle et personnelle en pause.

Un soutien financier en prison

Au total, Emma estime avoir dépensé entre 35 000 et 40 000 euros pour soutenir Clara, alors que sa propre carrière s'effondrait suite à la médiatisation de l'affaire. "Les marques m'ont progressivement lâchée. Je comprends leur position, personne ne souhaite s'associer à une influenceuse en détresse, aux prises avec des accusations de narcotrafic", reconnait-elle.

Bien qu'elle commence à entendre des rumeurs d'infidélité, Emma refuse d'y croire, convaincue qu'il y avait un lien solide avec Clara. "Je ne pouvais imaginer qu'elle me trahirait alors que je faisais tant pour elle", confie-t-elle.

Des violences accrues après la rupture

A sa sortie de prison, en août 2025, Clara se montre de plus en plus distante. Emma découvre que sa compagne échange constamment des messages avec Lise, une ancienne co-détenue, qui la désigne comme "la source d'argent". Réalisant qu'elle a été manipulée, Emma comprend que sa relation était fondée sur des intérêts financiers et non sur l’amour.

Après leur rupture, Emma expose les abus subis, mais l'histoire ne s'arrête pas là. En janvier 2026, Clara commence à se venger en diffamant Emma lors de sessions en direct sur diverses plateformes. "Elle m'a même accusée d'avoir des problèmes de santé mentale", se souvient-elle. Le 1er février, Clara révèle même son adresse, menaçant de se rendre chez elle. Cette situation pousse Emma à porter plainte.

"C'est triste de réaliser que j'ai vraiment été une victime de violences conjugales", témoigne Emma Paris.

Clara a été reconnue coupable de cyberharcèlement et a écopé de huit mois de prison avec sursis, et d'une interdiction d'entrer en contact avec Emma. Ce dernier confie à BFM qu'elle continuera de se battre pour que l’histoire d’abus qu’elle a subie ne soit pas banalisée.

Un message pour les victimes de violences conjugales

Emma Paris espère que son récit permettra à d'autres victimes de violences conjugales de se reconnaître et de quitter des relations toxiques. Elle met en garde contre la lente insidieusité de l'emprise émotionnelle. "Il est crucial de se rappeler que le soutien et l'écoute de soi-même sont essentiels", encourage-t-elle. Elle souligne aussi l'importance d'aborder les violences dans les couples de femmes, un sujet souvent minimisé. En 2024, les statistiques révélaient que 85 % des auteurs de violences conjugales étaient des hommes. Pourtant, les violences psychologiques dans des couples lesbiens sont fréquentes.

Emma invite toutes les victimes à ne pas hésiter à demander de l'aide et à consulter des professionnels. À travers son livre, elle souhaite sensibiliser sur des réalités sombres cachées derrière des apparences attrayantes sur les réseaux sociaux.

3919 : le numéro de téléphone pour les femmes victimes de violences

Le 3919 est le numéro national gratuit et anonyme d'écoute pour les femmes victimes de violences conjugales, sexuelles et psychologiques. Géré par la Fédération nationale solidarité femmes, il offre soutien et orientation vers des dispositifs d'aide.

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