Le 31 janvier 2025, un homme d'origine antillaise, Romuald Président, a été abattu de plusieurs balles dans le quartier des Capucins, à Bordeaux. Ce lundi 20 avril, l’individu soupçonné d'être l'auteur des tirs, Samuel, a participé à une reconstitution judiciaire des événements en présence d'un juge, d'enquêteurs et d'avocats, afin de cerner les circonstances de cet acte tragique.
Durant l’exécution de la reconstitution, la place des Capucins et la rue Élie-Gintrac ont été temporairement fermées à la circulation. Me Nadjet Zaghrir, l'avocate de Samuel, a déclaré que son client avait coopéré et qu'il avait reconstitué les faits dans une ambiance troublante, marquée par le soutien vocal de ses amis présents à distance.
Les événements tragiques remontent à l’après-midi du 31 janvier. Deux hommes sous l'emprise de l’alcool se sont disputés pour une raison futile. Samuel, après s’être rendu dans son appartement pour récupérer une arme, a tiré à trois reprises. Les projectiles ont atteint Romuald, qui s'est effondré devant une boulangerie du cours de la Marne, suscitant l'effroi des témoins et des riverains.
Après avoir erré dans les rues de Bordeaux, Samuel a finalement décidé de se rendre au commissariat central, où il a été interpellé avec un taux d'alcoolémie de 0,8 g/l. La reconnaissance des faits par l’accusé a été marquante, laissant envisager une possible évaluation psychologique des motivations derrière cet acte. La Dépêche souligne l’impact émotionnel que ces événements ont eu sur le quartier, créant un climat de peur et d’incompréhension.
Placé en détention provisoire, Samuel risque une peine de réclusion criminelle à perpétuité. La reconstitution a pour objectif de recueillir des éléments de preuve et d'éclaircir les circonstances du crime, élément essentiel au cours de l'enquête qui pourrait aboutir à un procès en 2027 devant la cour d'assises de la Gironde.
En conclusion, Me Zaghrir note : « Nous sommes ici pour la manifestation de la vérité. La reconstitution permettra d'installer des éléments factuels autour de ce drame ». Samuel a quitté le lieu de la reconstitution pour regagner sa cellule dans le centre pénitentiaire de Gradignan, où il attend désormais la suite de la procédure judiciaire.







