La Maison Blanche a annoncé lundi que Lori Chavez-DeRemer, ministre du Travail des États-Unis, quitterait ses fonctions, marquant ainsi la fin d'une période troublée de 13 mois de mandat. Des allégations récurrentes et des scandales ont pointé du doigt son travail, soulignant ses difficultés dans un gouvernement déjà contesté.
Steven Cheung, directeur de la communication de la Maison Blanche, a précisé que Chavez-DeRemer prendrait un nouveau poste dans le secteur privé. Elle est la troisième femme, après Kristi Noem et Pam Bondi, à quitter le gouvernement de Donald Trump en à peine six semaines, soulevant des préoccupations quant à la stabilité de l'administration.
"Elle a fait un travail remarquable en protégeant les travailleurs américains", a déclaré Cheung, tout en précisant que Keith Sonderling, son adjoint, assurera l'intérim.
Dans un message sur X, Lori Chavez-DeRemer a exprimé sa gratitude envers Donald Trump, qualifiant son service dans l'administration de "privilège" et annonçant son intention de continuer à défendre les travailleurs américains dans sa nouvelle fonction.
Un mandat troublé par des controverses
Auparavant, la ministre, âgée de 58 ans et ancienne députée de l'Oregon, s'était vu conférer des responsabilités dans un environnement hostile aux syndicats. Son mandat a été marqué par le licenciement de plusieurs milliers de fonctionnaires, une caractéristique des renouvellements impulsés par l’administration Trump.
Des scandales récents ont accéléré son départ. Selon le New York Post, Lori Chavez-DeRemer est sous enquête pour des allégations de relations inappropriées avec un membre de son personnel et pour avoir consommé de l'alcool sur son lieu de travail. D'autres accusations parlent de fraude, affirmant qu'elle aurait intégré des voyages d'agrément dans ses déplacements officiels. Bien que la Maison Blanche ait précédemment qualifié ces allégations de "sans fondement", elles ont créé un climat de méfiance autour de sa gestion.
De plus, le New York Times rapporte que trois plaintes provenant de collègues évoquent un environnement de travail toxique, ajoutant encore à la pression sur son administration. En parallèle, des accusations graves ont également été portées contre son mari, ayant conduit à son interdiction d'accès au ministère suite à des allégations d'agression sexuelle.







