L'élève qui a poignardé sa professeure d'espagnol en 2023 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) a été condamné ce vendredi 24 avril à une peine de 15 ans de réclusion. Ce verdict a été rendu après trois heures de délibération par la cour d'assises des mineurs.
Le jeune homme de 19 ans, qui comparaissait à huis clos, faisait face à des réquisitions de 16 ans de réclusion criminelle. La magistrate a considéré que l'accusé était coupable des faits qui lui étaient reprochés.
Des expertises psychiatriques contradictoires
Le drame s'est produit le 22 février 2023, lorsqu’Agnès Lassalle, âgée de 53 ans, a été mortellement poignardée dans sa classe au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin. Alors que le cours touchait à sa fin, l'élève de 16 ans à l'époque s'est levé, a verrouillé la porte puis a frappé la victime au cœur avec un couteau de cuisine de 18 centimètres.
Les avocats des parties civiles ont souligné que la cour devait évaluer le discernement de l’accusé au moment des faits. Des expertises psychiatriques ont fourni des conclusions variées : certaines indiquaient qu'il n'avait pas de troubles ayant altéré son discernement, tandis qu'une autre a jugé qu'il avait agi dans un état de dissociation complet.
Un compagnon apaisé après les plaidoiries
À l'issue des plaidoiries, Stéphane Voirin, compagnon d’Agnès, a déclaré se sentir "vraiment apaisé" à la suite des quatre jours d'audience. Ce dernier avait ému l'assistance en rendant hommage à sa compagne lors des obsèques.
Les avocats de l'accusé ont évoqué la détresse des parents de celui-ci, profondément affligés par les actes de leur fils. Selon l'accusation, le meurtre était prémédité, l'adolescent ayant pris soin de préparer son acte une veille en récupérant le couteau chez son père. Suivi pour des troubles dépressifs et ayant tenté de mettre fin à ses jours en novembre 2022, il a témoigné avoir entendu une "petite voix" lui demandant de "faire le mal".







