La position de l'Europe sur la scène internationale s'avère de plus en plus délicate. Emmanuel Macron a déclaré vendredi qu'elle traverse un « moment unique », soulignant la présence d'un président américain, d'un président russe et d'un président chinois qui se montrent « farouchement opposés aux Européens ».
« C’est le bon moment pour un sursaut de notre part », a ajouté le président français lors d'une rencontre avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis à Athènes. Macron a précisé que le président des Etats-Unis demeure un « allié », même s'il n'est pas toujours perçu comme « fiable » ou « prévisible ».
« Ce moment pourrait être celui de l’Europe », a insisté Emmanuel Macron, réaffirmant que l'Union européenne, en contraste, se distingue par sa « fiabilité » et sa « prévisibilité ». « Nous ne devons pas sous-estimer cela », a-t-il ajouté, alors qu'il réalisait une visite de deux jours en Grèce.
Le président a également souligné que « le véritable défi pour nous est de devenir une véritable puissance », notant que les capacités cumulées en matière de défense, de commerce et de services financiers des pays de l'Union européenne sont suffisantes pour rivaliser avec les États-Unis et la Chine.
Des questions sur l’Otan
Abordant le thème de la souveraineté européenne esquissé lors de sa première visite à Athènes en septembre 2017, Macron a plaidé pour un renforcement du pilier européen de l'Otan. Il a souligné : « Il existe aujourd'hui un doute sur l’article 5 », la garantie de soutien mutuel au sein de l'alliance, remise en cause par Donald Trump, ce qui « affaiblit de facto l'Alliance », bien que celle-ci demeure une « bonne alliance stratégique ».







