Le 19 avril, un homme de 65 ans a utilisé sa carabine à Espaly-Saint-Marcel, tirant dangereusement près d'un groupe d'enfants qui jouaient. Un garçon de 10 ans affirme avoir été ciblé et rapporte des insultes racistes. Cela soulève de vives interrogations sur la réaction des forces de l'ordre face à ces incidents.
Après avoir été appréhendé, l'individu a déclaré avoir simplement «tiré en l'air» à la suite d’insultes, selon les autorités. Il a été placé sous enquête pour «violences avec arme» et devra comparaître le 7 juillet devant le tribunal du Puy-en-Velay. Toutefois, la situation est plus complexe : l'enfant a rapporté avoir été menacé. «Il a mis en joue mon fils en disant 'dehors sales nègres et sales arabes'», a affirmé Noredine Ezbiti, le père de l'enfant.
Ezbit a également exprimé son indignation quant à l'enquête policière, déclarant : «J'ai mentionné les propos racistes lors de ma plainte, mais cela n'est pas pris en compte. Je crains que l'enquête ait été bâclée.» De nombreux voisins ont corroboré ses dires, indiquant que le comportement de l'homme était loin d'être un incident isolé. Ainsi, une voisine a rapporté l'avoir entendu proférer des injures racistes fréquentes envers les enfants de la rue.
Une vidéo diffusée en ligne montre l’homme se déclarant clairement «raciste». L’association SOS Racisme a exprimé son inquiétude concernant le traitement des signalements de racisme dans ce cas. Elle souligne que plusieurs déclarations faites lors des auditions n'ont pas été intégrées dans le dossier, ce qui pourrait laisser échapper des éléments cruciaux pour une justice équitable.
Suite aux signalements de SOS Racisme et d'autres organisations, le parquet a ouvert une nouvelle enquête pour «injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion», visant à explorer les dimensions racistes de l'incident. «Cette enquête est actuellement en cours, et nous recueillons des témoignages des habitants du quartier», précisait le parquet.
Les premières auditions ne faisaient pas état des propos racistes, mais le parquet a assuré qu'il continuait d'examiner s'ils avaient pu être négligés. Cette affaire a également entraîné une forte mobilisation politique, plusieurs élus de gauche appelant à une vigilance accrue face à ce qu'ils qualifient de «chasse à l'enfant de couleur».







