Une étudiante a porté plainte pour menaces de mort, tandis qu'une des cinq autres femmes identifiées par les enquêteurs évoque des "actes sexuels sous contrainte", selon le parquet de Toulon. Le suspect est le maire de Tréogan, une commune des Côtes-d'Armor.
Le parquet de Saint-Brieuc a annoncé que ce maire, présumé à la tête d'un groupe sectaire, a été placé en détention provisoire le 28 avril. Cette décision a été confirmée par l'Agence Radio France. Selon ICI Breizh Izel, le maire, qui résidait dans le Var, doit être présenté prochainement à un magistrat instructeur à Toulon.
Les événements ont débuté en décembre avec l'ouverture d'une information judiciaire suite à la plainte d'une étudiante de 21 ans, signalant des menaces de mort de la part d'un homme alors âgé de 24 ans. Elle déclarait qu'il la menaçait si elle quittait un groupe de discussions en ligne dédié aux individus à haut potentiel intellectuel, comme l’a précisé le parquet de Toulon.
Jusqu'à 30 000 euros de dons
Le suspect, qui résidait près d'Hyères dans le Var, a vu la procédure transmise au parquet de Toulon. Ce dernier a mandaté la section de recherches de la gendarmerie nationale de Marseille pour enquêter sur des menaces de mort et des abus de faiblesse. Cela concerne la direction d’un groupe exerçant potentiellement une domination psychologique sur ses membres.
Cinq autres jeunes femmes, vivant à différents endroits, ont été identifiées comme victimes potentielles, dont l'une avait 17 ans au moment des faits. Deux d'entre elles ont choisi de ne pas porter plainte, ne se considérant pas victimes d'infraction.
Des témoignages rapportent un contrôle intrusif sur la vie personnelle des jeunes femmes, ainsi que des contributions financières évoquées, allant de quelques centaines d'euros à près de 30 000 euros pour l'une d'elles. Selon le procureur, "l'une de ces femmes aurait subi des violences psychologiques et des actes sexuels sous contrainte." Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’impact psychologique et financier de tels groupes sur leurs membres, une réalité inquiétante que plusieurs experts, comme ceux de la Miviludes, s'efforcent de prévenir.







