Depuis jeudi, les djihadistes du JNIM ont commencé à instaurer un blocus routier autour de Bamako, immobilisant des centaines de véhicules transportant des marchandises, selon des transporteurs. Ces blocages touchent particulièrement les routes menant vers Conakry, Abidjan, et Dakar, des axes cruciaux pour l'économie malienne.
Conformément aux déclarations de l'AFP, le JNIM, affilié à Al-Qaïda, avait précédemment annoncé qu'il mettrait en place ce blocus en réponse à des attaques contre des positions de la junte militaire. Ils ont menacé de représailles sévères pour quiconque tenterait de traverser les routes menant vers Bamako, un avertissement qui pèse lourdement sur la population.
«La seule exception est faite pour ceux qui sont déjà sur place à Bamako», a déclaré un porte-parole du groupe. Depuis 48 heures, le mouvement des véhicules vers la capitale s'est considérablement ralenti, bien que le trafic aérien demeure actif.
La situation est critique : des transporteurs sur le terrain rapportent des files d'attente interminables. Un camionneur, bloqué à Kourémalé, témoigne : «Nous sommes coincés ici depuis mercredi, avec au moins une centaine de véhicules alignés. Si rien ne bouge, la tension va monter».
Les routes vers Dakar, essentielles pour les approvisionnements, ainsi que l'axe de Sikasso, subissent également des interruptions violentes. Un rapport de la radio Studio Tamani mentionne des incidents tragiques où «plusieurs conducteurs ont perdu la vie en tentant de passer». Des détaillants inquiets craignent que ces conditions mènent à une aggravation de la pénurie de produits essentiels.
Le JNIM a revendiqué récemment des attaques sur des postes de sécurité à proximité de Bamako, accentuant les tensions. Rappelons qu'en 2025, ils avaient déjà tenté de frapper l'appareil économique malien par des blocages de l'approvisionnement, causaient d'importants désagréments pour la population. La situation actuelle pourrait donc mettre en péril la stabilité du pays encore davantage.







