Le 13 mai dernier, un événement marquant a secoué Bordeaux : des armes de service ont été dérobées à deux gendarmes, alors qu'ils étaient en civil dans une voiture banalisée. L'événement, survenu dans un parking de l'UCPA, a nécessité un déploiement massif des forces de l'ordre, incluant un hélicoptère, pour retrouver les malfaiteurs.
Les militaires effectuaient une mission discrète lorsqu'un accident a exigé qu'ils stationnent leur véhicule. En retournant à leur Peugeot 5008, ils ont découvert qu'un vol à la roulotte avait eu lieu, emportant avec lui deux pistolets Glock 26, cinq chargeurs, et 50 cartouches de calibre 9 mm.
Déductions à partir des vidéos de surveillance
Les caméras de sécurité ont filmé deux individus passant du temps près du véhicule, décrits par une employée de l'Intermarché voisin comme présentant une attitude « louche ». Leur fuite en bus a été documentée et a finalement conduit à leur arrestation le 16 mai. Lors de la perquisition, plusieurs objets appartenant aux gendarmes ont été retrouvés, mais pas les armes.
Lors de la comparution massive devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, le 21 mai, l'un des suspects, un homme de 42 ans, a révélé qu'il pensait avoir vendu les armes pour 750 euros à un associé, impliquant son complice dans cette transgression.
« Je voulais remettre les sacs dans la voiture mais j’ai eu peur », a-t-il déclaré, montrant une compréhension confuse de la gravité de son acte.
Les peines prononcées au tribunal ont réservé huit mois d'emprisonnement avec sursis pour chacun des prévenus, en tenant compte de leurs antécédents judiciaires. L'autre homme, âgé de 29 ans, a nié avoir touché à la vente, mais ses contradictions ont soulevé des doutes.
Le procureur a exprimé des préoccupations sur la possible utilisation des armes volées, suggérant qu'elles risquaient de tomber entre les mains de criminels causant de plus grands préjudices. Sud Ouest souligne l'inquiétude des autorités quant à l'avenir de ces équipements militaires potentiellement dangereux.







