Deux hommes et une femme, animateurs dans le périscolaire, âgés de 30 à 51 ans, seront traduits en justice pour des gestes à caractère sexuel attribués à une vingtaine d'enfants dans trois écoles parisiennes, suite à une opération menée mercredi.
Cette enquête, ouverte sur des événements signalés dans le périscolaire des écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld, a conduit à l'arrestation de 16 personnes, selon le parquet de Paris. Les autres individus interpellés ont été libérés sans charges retenues contre eux.
Le parquet a précisé que les trois animateurs seront jugés pour des manifestations de nature sexuelle concernant cette vingtaine d'enfants, avec une information judiciaire en cours pour clarifier les faits. Me Julien Roelens, avocat d'un parent d'élève, a exprimé son soulagement face à cette avancée, signalant que la justice doit continuer à agir avec fermeté.
Une enquête approfondie
La Brigade de protection des mineurs a déjà entendu 44 enfants dans le cadre de cette affaire, comme l'a souligné le ministère public. Les parents ont également eu la possibilité d'accompagner leurs enfants pour des auditions psychologiques et des examens médico-légaux.
Une magistrate a été dédiée à cette investigation afin de s'assurer que toutes les procédures soient correctement analysées. Par ailleurs, il a été décidé d'informer rapidement les familles concernant l'orientation des investigations pour maintenir un contact transparent.
Parallèlement, le parquet a dressé un état des lieux des enquêtes en cours, parmi lesquelles une centaine touchent les écoles maternelles et une vingtaine les écoles primaires, a-t-il indiqué.
Des réactions indignées et des actions à venir
Barka Zerouali, porte-parole du collectif #MetooEcole, a réagi en se réjouissant de l'évolution rapide des enquêtes, après des mois d'inquiétudes de la part des familles. Le nouveau maire PS Emmanuel Grégoire a, quant à lui, exprimé son engagement à faire du périscolaire une priorité, annonçant un plan d'investissement de 20 millions d'euros.
Malgré ces mesures, des révélations récentes ont mis en lumière des défaillances dans la gestion des ressources humaines, avec la réembauche d'animateurs précédemment visés par des allégations de violences. Emmanuel Grégoire a présenté des excuses en réponse à cette situation, soulevant des questions sur la sécurité et la transparence au sein des établissements scolaires.







