Trente-deux ans après la disparition de Didier Seignole à La Douze, sa sœur Lydia attend avec espoir les nouvelles révélations des enquêteurs. Après le placement en garde à vue de trois suspects, elle exprime son souhait de connaître enfin la vérité sur ce qui est arrivé à son frère dans la nuit du 27 janvier 1994.
Lydia Seignole, toujours empreinte d'une profonde réserve, s’efforce de garder espoir sans s’avancer sur l'issue des auditions qui se déroulent actuellement à Périgueux. "Nous espérons apprendre ce qu'il est vraiment arrivé à Didier, même si la probabilité de le retrouver vivant est faible", confie-t-elle.
Dans cette quête de réponses, la famille n’a jamais cessé de faire preuve de détermination. Lettres dans les journaux, appels à témoins, et même des interventions dans l’émission "Perdu de vue" de Jacques Pradel ont été mis en œuvre pour maintenir la mémoire de Didier vivante. "Ce combat, ce n’est pas seulement celui de mes parents, de ma sœur et moi, mais de toute la famille qui n’a jamais abandonné", insiste Lydia, illustrant ainsi le lien indéfectible qui unit les membres de la famille Seignole.
Enfin, la possibilité de connaître la vérité
Face à cette douloureuse attente, elle souligne le rôle essentiel des gendarmes, parmi lesquels Gérard Rouge, qui ont investi du temps et des efforts considérables dans cette affaire. "L'ancienne cantonnée, Thierry de Regnault de la Soudière, a également été un soutien précieux, permettant à cette enquête de retrouver un élan frais", précise-t-elle. Les avancées récentes, favorisées par le pôle 'cold cases' de Nanterre, ont redynamisé l'intérêt pour ce dossier longtemps oublié.
Avec un mélange de prudence et d’espoir, Lydia Seignole continue de revendiquer la vérité, déterminée à faire en sorte que son frère ne soit jamais oublié. "C’est une recherche pour rendre hommage à Didier et à tous ceux qui se battent pour la justice. Nous tenons bon, et nous ne laisserons pas cette affaire sombrer dans l’oubli".







