Le retentissement de l'affaire Lyhanna a mobilisé près de 400 personnes, devant le palais de justice de Blois, lundi 8 juin 2026, réclamant davantage de moyens pour la justice.
Devant le palais de justice de Blois, environ 400 personnes se sont rassemblées pour dénoncer les défaillances d'un système après la mort de la jeune Lyhanna. La collégienne, disparue le 29 mai, a été retrouvée sans vie une semaine plus tard. Le principal suspect avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes pour agressions sexuelles.
Dans un discours collectif, les représentantes de divers mouvements, y compris la CGT et le Planning familial, ont déclaré : "Il est urgent de croire et de soutenir toutes les victimes. Les enquêtes ne devraient plus être étouffées. Les violences faites aux enfants doivent recevoir la même attention que celles commises contre les femmes."
Des fonds insuffisants pour la justice
« C'est un drame qui aurait pu être évité, affirment plusieurs militants, témoignant de l'angoisse générale face à l'insuffisance des moyens alloués à la justice. Nous soutenons les magistrats, mais le manque de financement est flagrant. La situation actuelle est inacceptable."
Les chants du chœur de femmes de Blois, notamment Je t'accuse de Suzane, ont résonné au cœur de la mobilisation. « Les agresseurs sont à blâmer avant tout, souligne Sylvaine, une assistante sociale. Quel est le nombre de signalements restés sans réponse? Le temps de l’enfance ne peut pas se dilater indéfiniment. »
Maëlle, une jeune mère, s'inquiète : « L'affaire Lyhanna a montré les failles d'un système entier, de l'éducation à la justice. »
Aurélie et ses collègues appellent à un changement radical : « Il est irrationnel de demander aux magistrats de traiter des milliers de dossiers en un temps record. Sans ressources adéquates, rien ne changera. »







