Le dimanche 25 janvier, Bill Clinton, l'ex-président américain, a pris la parole pour dénoncer les "scènes horribles" survenues à Minneapolis, suite à la mort tragique de deux citoyens lors d'interventions de la police de l'immigration (ICE). L'ancien président n'a pas hésité à accuser l'administration Trump de "mensonges" concernant les circonstances de ces décès.
Clinton a déclaré : "Il incombe à chacun d'entre nous, qui croit en la promesse de la démocratie, de se lever et de s'exprimer." Ce message fait écho à des préoccupations grandissantes concernant les violences policières et les atteintes aux droits civiques aux États-Unis.
Avant son intervention, Barack Obama avait déjà appelé à un "surseaut" face aux menaces pesant sur les valeurs fondamentales américaines, décrivant la mort d'Alex Pretti comme une "tragédie déchirante". Ce dernier, un infirmier de 37 ans travaillant dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué par balle lors de manifestations contre les opérations de l'ICE.
Le climat de tension à Minneapolis s'est intensifié suite à la mort récente de Renee Good, tuée par un agent de l'ICE le 7 janvier. Cette succession de tragédies soulève des questions sur l'utilisation excessive de la force par les autorités et la nécessité d'une réforme en profondeur du système de justice pénale.
Des experts, comme le professeur de droit civil David Steele, ont affirmé que "les représailles policières à la suite de manifestations pacifiques ne peuvent qu’augmenter le désespoir des communautés déjà fragilisées". Des appels à la mobilisation citoyenne se multiplient, soulignant l'urgence d'un changement de paradigme dans la manière dont la police interagit avec les citoyens, particulièrement les minorités.







