Les élèves de la classe de seconde du lycée agricole d'Abbeville plongent dans l'action en passant deux jours par semaine sur le terrain. Ils apportent leur aide aux agents du parc naturel régional de la baie de Somme pour les travaux saisonniers. Lors d'une de ces journées, ils se lancent dans l'arrachage d'ajoncs, une plante invasive qui menace l'équilibre naturel de la région.
« N'oubliez pas vos gants, c'est très épineux ! », lance l'un des agents en distribuant les instructions. « Ces petites fleurs ont une odeur agréable, un parfum sucré, un peu comme le miel. » Ces reflexions soulignent non seulement l'importance de la sécurité, mais aussi la richesse de la biodiversité locale.
Les ajoncs, ces fleurs jaunes, sont en fait une espèce endémique qui, en se multipliant, finit par étouffer d'autres plantes. Julie Cadot, enseignante en gestion d'espaces naturels, explique que « ces travaux sont essentiels entre septembre et mars pour préserver les espèces protégées. Nous devons couper et arracher pour laisser la place à la biodiversité. » Le rôle des élèves est donc crucial pour maintenir cet espace naturel dans un état optimal.
Lucas Ponchel, un étudiant engagé, se dit conscient de l'importance de ce travail. « Cela nous permet de découvrir ce que nous aimons faire et de préparer des notes pour nos futurs projets », confie-t-il. Cette expérience sur le terrain lui semble complémentaire à ce qu’ils apprennent en classe.
Á la fin de leur formation, ces étudiants devront choisir leur voie professionnelle, et certains envisagent de devenir agents de milieux naturels. Alain Brunet, professionnel du secteur, déclare : « Les chantiers comme celui-ci sont bénéfiques pour notre gestion des espaces naturels et pour donner aux jeunes une expérience précieuse. »
Passionnés par la nature, ces jeunes contribuent à la rebont de la pelouse de lichen, favorisant ainsi la régénération de la dune et le maintien d'espèces protégées. Ils apprennent de manière concrète et s’engagent activement dans la préservation de leur environnement.
Reportage de Béatrice Fainzang et Elise Ramirez / FTV







