Le 23 février, un jugement rendu au tribunal de Libourne a conduit à la condamnation d'un homme de 44 ans à une peine de huit mois de prison. Les faits reprochés sont des injures et menaces posées sur la page Facebook de la candidate Rassemblement National, Sandrine Chadourne, dirigées vers Jacques Breillat, le maire de Castillon-la-Bataille, en période électorale.
Lors de sa comparution, le prévenu a admis la paternité de ses messages, lesquels étaient à la fois insultants et explicitement menaçants. Révélant son état d'ébriété lors de la publication, il a évoqué des propos rageurs comme une tentative de vengeance, arguant que son licenciement d'une entreprise locale était à l'origine de sa colère.
En état de récidive
Le tribunal a souligné la gravité des propos, affirmant qu'ils n'étaient pas seulement indécents mais représentaient une attaque contre un élu qui consacre sa vie au service de ses concitoyens. En état de récidive, l'accusé purge désormais un total de onze mois d'emprisonnement, suite à la révocation d'un sursis antérieur.
Dans un contexte où la violence contre les élus se normalise, l'Association des maires de Gironde et l'Association des maires ruraux de France ont qualifié cette situation de « calamité démocratique ». L'impact des menaces sur les réseaux sociaux a également été souligné par l'avocate du maire, qui a insisté sur l'atteinte portée non seulement à l'individu, mais aussi à la fonction et au respect dû aux élus.
Le procureur a requis une réponse ferme face à ces actes, aboutissant à la condamnation du prévenu à huit mois de prison, dans le cadre d'une mesure aménagée avec placement extérieur au sein de l'association d'hébergement libournaise, le Lien. Cette peine s'accompagne de l'obligation de soins et d'une interdiction de contact avec la victime.







