Une réunion décisive s'est déroulée à l'Élysée, le 24 février, impliquant les ministres de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de la Justice, Gérald Darmanin. Cette rencontre a abouti à l'annonce de procédures de dissolution visant plusieurs associations de groupes ultras.
Face à la montée de la violence, notamment après le décès tragique de Quentin Deranque, Emmanuel Macron a convoqué les ministres pour aborder la question des actions violentes dans le milieu du sport. Il a souligné l'importance de mesurer l'ampleur des groupes d'actions violentes qui entretiennent des liens avec divers partis politiques. "Il est crucial que chacun assume ses responsabilités", a-t-il déclaré.
Le président a également demandé à la justice d'examiner la reconstitution du groupe La Jeune Garde, un collectif antifasciste désormais dissous. Au total, cinq sections locales de ce groupe font l'objet d'une procédure de dissolution, accompagnées d'autres groupuscules d'extrême droite surveillés par le gouvernement.
Le gouvernement appelle les partis à "faire le ménage"
"Toute organisation qui incite à la violence ou à la haine pourrait faire l'objet d'une dissolution. Aucun groupe n'est exempt, y compris ceux liés à la mouvance identitaire comme Némésis", a affirmé Laurent Nuñez à l'Assemblée nationale. Cette déclaration résonne comme un avertissement clair pour tous les groupements en cause.
La tension est palpable à l'Élysée, notamment en ce qui concerne la collusion entre certains groupes ultras et des partis politiques. Les membres du gouvernement exhortent ces partis à purger leurs rangs. "Y a-t-il un problème avec les familles politiques d'extrême qui tolèrent des groupuscules violents ? Au lieu de se critiquer mutuellement, ils devraient d'abord s'interroger sur leur intérieur", a déploré la députée EPR, Prisca Thevenot.
Depuis l'accession d'Emmanuel Macron à la présidence en 2017, le gouvernement a dissous 24 groupes ultra, soulignant l'urgence et la gravité de la situation actuelle dans le paysage sportif français.







