Israël et le Liban s'apprêtent à engager des discussions directes, mais l'ambassadeur israélien a clairement indiqué que la présence française n'était pas souhaitée. Les envoyés des deux nations se sont rencontrés ce mardi à Washington, où ils ont pu échanger pendant plus de deux heures dans une atmosphère jugée productive.
Selon des sources de Le Parisien, l'ambassadeur israélien Yechiel Leiter a affirmé : « Nous avons découvert que nous étions du même côté ». Cela fait référence à leur volonté partagée de libérer le Liban de l'influence du Hezbollah, un groupe soutenu par l'Iran. De son côté, l'ambassadrice libanaise, Nada Hamadeh Moawad, a décrit cette rencontre comme « constructive » tout en appelant à un cessez-le-feu.
Israël juge la France inappropriée
Lors des discussions, l'ambassadeur israélien a suscité des surprises en déclarant que les autorités israéliennes préféraient que « les Français soient aussi éloignés que possible de tout, particulièrement des négociations de paix ». Ce rejet de l'implication française s'inscrit dans un contexte sensible où les récentes interventions d'Emmanuel Macron pour désamorcer les tensions au Liban n'ont pas été bien reçues à Tel Aviv, surtout après que le président français a reconnu l'État de Palestine.
Les Libanais espèrent que ces nouvelles négociations pourraient apporter une solution, même si les frappes israéliennes sur le Hezbollah se poursuivent. Selon Le Parisien, le mouvement pro-iranien a répondu aux débuts des négociations par des attaques, les qualifiant de « capitulation ».
La lassitude des Libanais face au conflit
Le conflit a profondément affecté le Liban, alors qu'il a été entraîné dans les hostilités en mars dernier, avec des conséquences désastreuses. Plus de 2 000 Libanais ont perdu la vie dans les frappes israéliennes, et un million de personnes ont été déplacées, un cinquième de la population, selon l'ONU. De l'autre côté, l'armée israélienne a rapporté la perte de treize soldats durant les affrontements. À Beyrouth, des habitants comme Kamal Ayad expriment leur lassitude : « Nous sommes pour les négociations si cela profite au Liban. Nous voulons la paix pour nos enfants et notre avenir, nous sommes épuisés par cette guerre permanente. »







