À la suite de la récente session plénière du conseil départemental de Tarn-et-Garonne, qui a vu la gauche perdre la présidence au profit de Jean-Claude Bertelli, Jean-Michel Baylet, ancien ministre et membre du PRG, exprime son ras-le-bol face aux critiques incessantes de l'opposition.
Ne mâchant pas ses mots, il déclare : "J’en ai assez d’être le punching-ball de tous, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Je subis insultes, calomnies et diffamations de la part de ceux qui feraient mieux de se concentrer sur leurs propres failles." Ces propos révèlent une exaspération face à une réalité politique tissée d'attaques personnelles.
Les commentaires de l’élu divers gauche, Ghislain Descazeaux, concernant un "système Baylet" ne passent pas inaperçus. Baylet rétorque, affirmant : "Quel système ? Je me suis uniquement attaché à servir ma ville et mon département. Ce type de discours relève davantage de la haine que de la politique constructive."
"J’ai réellement contribué à transformer ce département qui a vu une évolution notoire. Je me fais traiter de la sorte par ceux qui, eux, n’ont rien apporté au Tarn-et-Garonne. "
Tout au long de sa carrière, Baylet a initié des politiques d'irrigation qui ont permis à Tarn-et-Garonne de figurer parmi les départements les mieux irrigués de France. Il a aussi créé la zone Grand Sud logistique sur plusieurs communes et a été un acteur clé dans la construction d'établissements scolaires, dont un campus universitaire à Montauban. Ces réalisations, selon lui, sont souvent méprisées par des détracteurs peu enclins à reconnaître son apport.
"Le PS 82, un vrai panier de crabes"
En ce qui concerne le Parti Socialiste, Baylet n'hésite pas à exprimer sa déception : "Il ferait bien de se remettre en question. La fédération PS 82 est devenue un véritable panier de crabes. Ils ont refusé de dialoguer, offrant ainsi Montauban sur un plateau à leurs adversaires politiques."
Pour lui, le groupe socialiste présidé par Dominique Sardeing porte une grande part de responsabilité dans la dérive à droite du conseil départemental. "Comment avancer avec des dirigeants pareils ? Je suis resté fidèle à mes idéaux radicaux de gauche tout au long de ma carrière," conclut-il, en faisant écho à son ancrage politique.







