Ce procès, qui s'est ouvert devant la cour d'assises d'appel des Alpes-Maritimes, concerne un psychiatre hospitalier marseillais accusé de viols et d'agression sexuelle sur quatre de ses patientes. L'accusé, Marc Adida, a réitéré ses dénégations, déclarant : "Je conteste totalement tous les faits".
12 années de prison en première instance
Les victimes, qui n'étaient pas présentes lors de l'audience, doivent témoigner la semaine prochaine. Ce procès est prévu jusqu'au 16 mars. En première instance, M. Adida avait été condamné à 12 ans de réclusion criminelle, une peine inférieure aux 18 ans demandés par le parquet, qui a également fait appel.
La cour criminelle avait tenu compte du diagnostic de bipolarité de l'accusé, ce qui a réduit la peine maximale encourue. L'avocate générale, Vinciane de Jongh, a déclaré lors du procès que, malgré sa condition, M. Adida a étudié un mode opératoire très précis, parvenant à conditionner ses victimes dans un état de dépendance.
Des femmes dans une vulnérabilité extrême
Exerçant à l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille, le psychiatre est accusé d'abus sur trois patientes et d'agression sur une quatrième. Toutes ces femmes, atteintes de troubles variés comme la bipolarité ou la dépression, ont décrit un état de sidération lors de leurs interactions avec lui, les rendant particulièrement vulnérables.
En mars 2013, il avait déjà été hospitalisé d'office après un épisode maniaque où il avait tenté d'étrangler son épouse. Malgré ces antécédents, il a reçu le feu vert pour exercer un nouveau diagnostic en 2016 après la première plainte pour viol, plainte qui avait été retirée ultérieurement.
Ce cas a soulevé des inquiétudes quant à la sécurité des patients et à la responsabilité de ceux qui exercent des professions médicales sensibles. Des experts estiment qu'il est crucial d'aller plus loin dans la régulation de la profession pour prévenir de tels abus.







