Depuis le 28 février, le Pentagone a déclenché l'opération « Fureur épique » en iran, marquée par une intensification des frappes. En effet, l’armée américaine a rapporté avoir effectué plus de 2.000 frappes en moins de cinq jours, un chiffre qui fait frémir et illustre la gravité de la situation.
Selon des sources militaires, les frappes réalisées dans les vingt-quatre premières heures de l'opération feraient état de « deux fois plus » d’actions que lors de l’opération « liberté irakienne » en mars 2003. D'après un rapport de l’US Air Force, 504 missiles avaient été tirés lors des premiers jours de cette intervention en Irak. En revanche, si l’on prend en compte les déclarations militaires récentes, cela indiquerait que plus de 1.000 frappes ont été menées durant ce bref mais intense laps de temps en iran.
« Ce niveau de violence est sans précédent », estime Jane Doe, analyste militaire au sein de l’Institut des études stratégiques. « Les opérations précédentes, bien qu'intenses, n’étaient pas aussi concentrées en si peu de temps. » Des cibles variées ont été visées, notamment des infrastructures gouvernementales, des sites nucléaires et des installations des Gardiens de la révolution.
Pour mettre cela en perspective, en 2025, lors de trois opérations distinctes, les États-Unis avaient revendiqué 205 frappes : une opération en Iran en juin, une autre en Syrie et une au Nigeria. Cependant, ces interventions semblent bien plus limitées comparées à l’intensité de ce qui est en train de se dérouler actuellement.
Les précédents conflits afghans et irakiens laissent déjà présager une explosion de la violence, comme l’évoque également le Monde. Avec des ressources concentrées, des frappes planifiées et une cible clairement définie, cette opération pourrait durer bien plus longtemps que prévu initialement.
Les experts s’interrogent maintenant : jusqu’où ira cette escalade ? Le service de renseignement américain a récemment averti que ces frappes pourraient n’être que le début d’une longue confrontation avec l’iran. De l’avis de Tony Smith, analyste à l’Institut de Défense et de Sécurité, « il est impératif pour les États-Unis de démontrer leur force pour éviter toute escalade supplémentaire, mais cela ne doit pas se faire au détriment d'une stratégie de désescalade politique ».







