Alors que la décrue avance ce mercredi 4 mars, le Maine-et-Loire évalue les conséquences des inondations de février. Élodie Gutierrez, chargée de mission au Syndicat mixte des Basses vallées angevines et de la Romme (SMBVAR), plaide pour une culture du risque plus forte et des infrastructures plus résistantes.
Après un hiver jugé d'« exceptionnel » par Météo-France, une grande partie du Maine-et-Loire, frappée par de graves crues, s’efforce de se relever. Gutierrez souligne l’importance de l’anticipation pour mieux surmonter ces crises.
Importance de la préparation
Élodie Gutierrez : « Je ne suis pas climatologue, mais mon rôle est de préparer les municipalités à ces types d'événements. Chaque épisode met en lumière la nécessité de mieux organiser la réponse des communes, ce qui a été crucial cette fois-ci. » Avec une bonne préparation, les équipes municipales ont pu agir plus sereinement, et la communication avec la population a été essentielle durant ces moments critiques.
« On ne peut pas empêcher l’eau de venir mais on peut apprendre à vivre avec »
Gutierrez aborde également la question des aménagements territoriaux et leur impact. « L’aménagement influence principalement l’exposition des personnes aux risques d’inondation. L’urbanisation augmente la vulnérabilité des populations si elles sont situées dans des zones inondables. » Des recherches montrent qu’il est difficile d’atténuer significativement les crues dans les basses vallées même avec des dispositifs de rétention.
Une culture du risque nécessaire
« Les expériences passées, notamment la crue de 1995, ont forgé une culture du risque dans la région. Aujourd'hui, de nombreux habitants sont conscients que la montée des eaux fait partie de leur quotidien. Il est crucial d’accompagner ceux qui arrivent récemment pour qu’ils comprennent les enjeux », insiste Gutierrez. Une sensibilisation continue est essentielle pour réduire l’impact des inondations.
Pour conclure, elle explique que les solutions ne seront pas instantanées : « Sur ce territoire, il n’y a pas de solution miracle. Nous devons progresser vers un habitat plus résilient, mais cela passe par une bonne gestion et une préparation préventive. » Cette vision de la gestion des risques pourrait transformer la façon dont les communes abordent les inondations à l’avenir.







