Le collectif Mouv'Enfants a exprimé son indignation ce mercredi 4 mars, dénonçant la vente en ligne de vêtements faisant référence à Jeffrey Epstein, et a demandé que ces articles soient d'urgence retirés des plateformes. Des sweats à col camionneur ornés des initiales JEE, rappelant un vêtement que portait Epstein, y ont été détectés.
Dans un communiqué, le collectif a affirmé: "Jeffrey Epstein n'est pas une référence culturelle; il est un pédocriminel ayant orchestré un système de violences sexuelles sur de jeunes femmes".
Le collectif dénonce l'absurdité de tirer profit de l'image d'un pédocriminel, affirmant que "quand les plateformes profitent de la notoriété d'Epstein, elles contribuent à banaliser son image".
Arnaud Gallais, fondateur de Mouv'Enfants, a déclaré à l'AFP: "Il est impensable d'imaginer des T-shirts à l'effigie de monstres comme Fourniret ou Dutroux. Ce type de ventes doit être arrêté".
Les plateformes réagissent
Contactés par l'AFP, eBay et Vinted ont annoncé qu'ils retireraient les sweats incriminés. Avant leur retrait, de nombreux produits similaires étaient disponibles à la vente sur Vinted, ce que l'AFP a pu constater.
Vinted a précisé que "la mise en vente d'articles promouvant toute forme d'abus sexuel est explicitemement prohibée. Nous appliquons une politique de tolérance zéro envers toute forme de contenu choquant, y compris les annonces faisant référence à des actes criminels."
Cette affaire soulève des questions sur l'impunité dont bénéficient les grandes plateformes numériques. En fin 2025, des poupées sexuelles représentant des enfants avaient déjà suscité une vive controverse.
Certains articles emblématiques semblent dénoncer les liens entre Epstein et l'ancien président américain Donald Trump, souvent montré en sa compagnie. Trump, cependant, a affirmé avoir rompu avec lui et n'avoir jamais été au courant de ses crimes sexuels.
Le débat se poursuit donc autour de ce sujet, et les voix contre la commercialisation de tels objets se font de plus en plus entendre, alors que l'éthique et la responsabilité des grandes entreprises en ligne semblent être mises à l'épreuve.







