Un gastro-entérologue de 64 ans a été arrêté en flagrant délit à la station Châtelet-les-Halles à Paris, alors qu'il filmait sous la jupe d'une jeune femme. Ce sexagénaire provient de Poitiers et était à Paris pour un congrès médical. Il a été immédiatement placé en garde à vue par la Sûreté régionale des transports (SRT), qui a pris en charge l'enquête en cours.
Ce sont un policier hors service qui a surpris cet homme en pleine action. Alerté par son comportement suspect, il a intervenu à 17h30, permettant aux collègues de la Brigade des réseaux franciliens (BRF) d'intervenir rapidement. La victime, âgée de 20 ans, a déposé plainte.
« Dans les transports, on relève au moins un cas par semaine... »
Aucun trouble psychiatrique n'a été diagnostiqué chez le suspect, et les investigations vont s'efforcer de déterminer s'il a déjà commis de tels actes auparavant. Selon un fonctionnaire de police contacté en 2024, ce type de délit est devenu « assez courant ». En effet, il a noté que des incidents similaires surviennent presque chaque semaine dans les transports en commun. Un cas alarmant a même inclus un commissaire de police à la retraite, et un avocat a été arrêté en 2022 pour des faits analogues dans le métro.
Depuis 2018, le délit de « captation d’images impudiques » existe, alors que précédemment, ces actes étaient traités comme des violences. L’« upskirting », qui désigne le fait de filmer sous les jupes sans consentement, peut entraîner une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende de 30 000 euros.
En 2025, le nombre d'atteintes sexuelles enregistrées dans les transports franciliens s'élevait à 1 417, un chiffre constant par rapport à 2024 mais en augmentation de 8 % par rapport à 2022. Une étude récente révèle que 70 % des femmes interrogées ont déjà subi au moins une forme de violence sexiste ou sexuelle dans ces espaces publics. De plus, 80 % des femmes se disent constamment sur leurs gardes lorsqu'elles utilisent le métro, le bus ou le RER. Le contraste est frappant : 3 374 victimes de violences sexuelles ont été recensées l’an dernier, contre seulement 1 815 en 2016.







