Après treize jours de cavale, Ilyas Kherbouch, connu sous le nom de "Ganito", a finalement été appréhendé le 20 mars à Canet-en-Roussillon. Selon le parquet de Paris, il sera présenté ce samedi à un juge des libertés et de la détention en vue de son transfert vers Paris.
Kherbouch a fui la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis) grâce à un stratagème habile impliquant de faux agents de police, rapportent plusieurs sources. En effet, il s'est évadé alors qu'il attendait son procès en appel pour un vol aggravé, ce qui compliquera encore davantage sa situation judiciaire.
Patrick Quatrehomme, avocat réputé en droit pénal, affirme que la méthode d'évasion soulève des questions cruciales sur la sécurité des établissements pénitentiaires. Il a ajouté que de telles situations peuvent encourager d'autres détenus à tenter des échappatoires similaires si des mesures ne sont pas rapidement mises en place.
Une cavale qui a suscité la controverse
Le 12 mars, un mandat d'arrêt avait été émis à son encontre après son absence remarquée lors d'une audience. Toutefois, il n'a pu être localisé par les forces de l'ordre qu'une fois à plus de 200 kilomètres de la cour d'appel qui le jugeait. Ce détail crée une complexité unique, car la loi stipule qu'il doit d'abord comparaître devant un juge à Perpignan.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé son arrestation en mentionnant qu'il était avec une complice au moment de son interpellation. Elle a également souligné que la diffusion rapide de l'information sur cette capture a gêné l'avancée de certaines investigations.
Les circonstances de l'évasion
Les événements du 7 mars sont particulièrement troublants. Trois personnes, dont deux se faisant passer pour des policiers, ont réussi à convaincre le personnel pénitentiaire de libérer Kherbouch. Ce dernier a quitté la prison sans que quiconque ne s'inquiète de sa disparition pendant près de 48 heures, jusqu'à ce que l'absence du détenu soit vérifiée.
Des investigations supplémentaires ont été ouvertes par le parquet spécialisé, et deux suspects, dont un mineur, ont déjà été mis en examen pour leur complicité dans l'évasion. Les autorités doivent maintenant faire face à des suspicions de corruption qui entachent les procédures pénitentiaires.







