L'essentiel
Le syndicat FO Justice pour les élèves de l’Énap met en lumière les obstacles administratifs qui empêchent les étudiants d’outre-mer d'accéder à leurs droits sociaux. De nombreux élèves venus du Pacifique se retrouvent privés de couverture santé, les rendant vulnérables face aux enjeux médicaux.
Souhaitant défendre les droits des apprenants originaires de ces territoires, le syndicat FO Justice s'exprime fermement sur la prise en charge jugée « inadmissible » des démarches auprès de la CPAM, gestionnaire des droits sociaux. Cette situation engendre des répercussions alarmantes, laissant ces étudiants sans couverture sociale pendant de longs mois alors qu'ils poursuivent leur formation à des milliers de kilomètres de chez eux.
Des enjeux de santé se posent alors, avec des élèves renonçant à des soins par crainte de frais imprévus, une situation décrite par les représentants du syndicat comme « préoccupante ».
Saisir le Préfet
Pour remédier à cette situation, le syndicat appelle à une réponse rapide et efficace de la direction de l'établissement. Un courrier adressé à la CPAM du Lot-et-Garonne en juin 2025 n'ayant reçu aucune réponse, les syndicalistes envisagent d'alerter les autorités, y compris le garde des sceaux Gérald Darmanin, afin de demander une harmonisation des droits sociaux pour les élèves d'outre-mer.
Malgré des alertes répétées, la situation demeure inchangée selon les membres du bureau local de FO Justice qui projettent de rendre leur voix plus audible en saisissant le Préfet de Lot-et-Garonne et la Direction générale de l'administration pénitentiaire.
Un guide pour faciliter l’intégration des élèves d’outre-mer
Contactée, la direction de l’Énap reconnaît « des délais de traitement inacceptables » et assure travailler main dans la main avec la CPAM, avec laquelle une convention est en place depuis 2019. La direction souligne que l'intégration des étudiants du Pacifique est particulièrement complexe en raison des différences de gestion des droits de sécurité sociale dans des régions comme la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française.
Pour aider à cette intégration, un guide a été mis en place, en collaboration avec la Direction des Services Pénitentiaires d’Outre-Mer. Ce livret se veut un outil essentiel pour éclairer les nouvelles recrues sur les étapes à suivre pour accéder aux soins et autres ressources, tout en facilitant leur séjour sur le campus.
Les responsables de l’établissement mettent également en avant les améliorations dans le domaine médico-social, avec la création d’un poste d'infirmier du travail et des conventions avec le Conseil départemental pour promouvoir des campagnes de prévention sanitaire.







