Au stade de Lalinde, les Boulanger rythmés par le rugby, se consacrent à leur passion quatre jours par semaine. Ce sport, véritable ciment familial, tisse des liens entre les générations de cette famille, ancrée dans l’ovalie.
Sur le terrain de la Maroutine, William Boulanger, 45 ans, s’entraîne avec des joueurs bien plus jeunes. Surnommé "Boule", ce pilier fidèle n’a jamais quitté le club de l'US Lalinde, un choix symbolique qui témoigne de son engagement total. Ce joueur âgé défie le temps en compensant sa vitesse diminuée par une expérience d’une richesse inestimable acquise sur le terrain.
À l'image de son père Claude, William a transmis l'amour du rugby à ses enfants. Sa compagne, Madeline, partage cette passion, construisant une vie familiale où le rugby occupe une place centrale. Ensemble, ils encouragent leurs fils, Johan, 12 ans, surnommé "Petit Boule", et Jules, 4 ans, à explorer ce sport.
le rugby comme mode de vie familial
Chez les Boulanger, le rugby ne se découpe pas juste en saisons de matchs ; c’est une véritable organisation de vie. Quatre jours par semaine, leur emploi du temps est dédié à l’ovalie. Même lors des vacances, ils choisissent leurs destinations pour pratiquer le beach rugby. Les séances vidéo s’ajoutent à ce dispositif familial ; William y analyse les stratégies et les performances avec ses fils, cultivant ainsi une atmosphère d'apprentissage.
Mais le rugby n’est pas la seule passion. Jules, le plus jeune, a un penchant pour le judo, un petit trait de rébellion qui amuse William. Chaque mercredi, c’est une logistique d’équipe ; William mène Jules à l’école de rugby, tandis que Madeline conduit Johan et les U14 vers un autre entraînement. Cette organisation requiert une coordination minutieuse.
madeline, pilier essentiel de cette passion familiale
Madeline, ancienne joueuse, vit désormais sa passion à travers ses enfants. Sa contribution est déterminante ; sans elle, l'équilibre familial serait rompu. Les routages entre les terrains et les divers rendez-vous sportifs illustrent son engagement inflexible.
William reconnaît cette contribution essentielle. Au-delà de son rôle de père, il est également co-responsable de l’école de rugby, transmettant son savoir au jeunes joueurs. La boucle se boucle alors, William joue maintenant avec les jeunes qu’il a formés, une belle illustration de la continuité de cette passion familiale.
Ces dynasties comme celle des Boulanger constituent l'épine dorsale des clubs ruraux, assurant non seulement leur pérennité, mais aussi celle du rugby amateur dans toute la France.







