Le 20 mars dernier, un homme était jugé par le tribunal de Périgueux pour exhibition. Les faits, survenus en octobre 2025 à Thenon, ont été au cœur d'un débat controversé, avec le prévenu niant toutes les accusations.
Lors de l'audience, la victime, visiblement sous le choc, a rapporté les événements avec une grande émotion : "J'ai entendu un véhicule s’arrêter. Un homme a crié 'Madame ! Madame !'. Il avait son sexe à la main. J'étais complètement choquée. J'ai eu peur et j'ai pris mon portable pour immortaliser la scène, mais il est reparti à toute vitesse", a-t-elle rapporté, comme le relaye le quotidien Sud Ouest.
De son côté, le prévenu, un homme d'origine roumaine, a présenté une version très différente des faits. Il affirmait qu'il ne tenait pas son sexe, mais une canette dans laquelle il mettait les cendres de sa cigarette, prétendant être simplement à la recherche d'une boulangerie.
Des témoignages contradictoires
Face à ces divergences, le parquet a soutenu que la victimisation de la plaignante ne pouvait être remise en question. Selon les auditions effectuées, il n’y avait pas suffisamment d’éléments prouvant qu’elle mentait. Une photo prise par la victime de la camionnette et une reconnaissance du prévenu ont également été présentées comme preuves.
Le tribunal, en tenant compte de ces éléments, a statué en faveur de la victime. L'homme a finalement été condamné à 500 euros d'amende et à une interdiction d'apparaître à Thenon durant trois ans. Il devra également verser 300 euros à la victime pour le préjudice moral subi.
Ce jugement pose une question essentielle sur la perception de telles violations et le soutien apporté aux victimes. Alors que la législation sur l'exhibitionnisme reste un sujet de débat, des experts soulignent l'importance d'un cadre protecteur pour les victimes et d'une formation adéquate pour les forces de l'ordre afin de gérer convenablement ce type d'affaires.







