La mission Artémis 2 de la NASA a décollé mercredi, ouvrant un chapitre excitant de l'exploration spatiale avec un voyage de dix jours autour de la Lune, qui pourrait éventuellement préparer un retour sur le sol lunaire en 2028.
Peu après le lancement à 18H35, le commandant de la mission, Reid Wiseman, a déclaré : "Nous voyons un beau lever de Lune", tandis que son coéquipier canadien Jeremy Hansen a souligné : "Nous partons pour l'humanité tout entière".
Trois astronautes américains, Victor Glover, Christina Koch, et Reid Wiseman, ainsi que le Canadien Hansen, ont quitté le même site de lancement historique des astronautes d'Apollo, marquant un retour symbolique vers la Lune après une absente de plus de cinquante ans.
La directrice du lancement à la NASA, Charlie Blackwell-Thompson, a salué ce moment : "Vous emportez avec vous le cœur de l'équipe Artémis, l'esprit audacieux du peuple américain et de nos partenaires à travers le monde".
La capsule Orion s'est détachée comme prévu huit minutes après le décollage et a atteint une orbite terrestre, en vérifiant le fonctionnement de ses systèmes. Vingt minutes après le lancement, Orion filait à 25 000 km/h à près de 800 kilomètres de la Terre.
Jeudi, l'équipage se dirigera vers la Lune, où ils synchroniseront leur orbite pour faire le tour sans y atterrir, rappelant la mission Apollo 8 de 1968.
L'enthousiasme était palpable au Centre spatial Kennedy, où des ovations ont accompagné le lancement. L'ancienne astronaute Sian Proctor a déclaré : "C'est un grand pas pour l'humanité".
Le programme Artémis 2 vise à promouvoir un esprit de collaboration internationale et d'inclusion, se démarquant des missions Apollo qui étaient exclusivement masculines et américaines. Cette fois, l'équipage inédit représente un tournant significatif.
Des foules se sont rassemblées en Floride pour observer cet événement marquant, en compagnie de médias venus de 18 pays pour couvrir cette mission inédite. La préparation a exigé des heures de travail, notamment le remplissage des réservoirs d'oxygène et d'hydrogène.
Sur le plan technique, la mission est cruciale pour assurer que la fusée SLS, avec ses 98 mètres de haut, puisse être utilisée pour amener des astronautes sur la surface lunaire d'ici 2028, malgré des doutes exprimés concernant le développement d'un module d'alunissage par les entreprises d'Elon Musk et Jeff Bezos.
Joshua Kutryk, astronaute canadien, a commenté la pression des enjeux géopolitiques et scientifiques de ce retour vers la Lune, tout en notant que "cela prouve que nous sommes capables de réaliser des défis d'une telle ampleur".
Enfin, le sénateur américain et ancien astronaute Mark Kelly a déclaré aux journalistes de l'AFP que "nous faisons quelque chose de positif pour l'humanité". La NASA mise de gros sur le succès de cette mission, essentiel pour préparer un alunissage futur.







