Après deux mois d'absence médiatique, Raphaël Arnault, député insoumis du Vaucluse, a décidé de sortir de son silence. Dans un entretien au média en ligne Blast, il a révélé sa volonté de continuer son mandat de député, malgré les turbulences qui l'entourent suite à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.
Ce décès, qui a secoué la scène politique, était entouré d'une enquête dans laquelle plusieurs proches d'Arnault sont en examen, selon RTL. Le député explique avoir choisi de garder le silence afin de diminuer les tensions et éviter une escalade de la violence. "J'ai eu peur qu'en prenant la parole, la situation ne se dégrade davantage. Des individus cherchent à provoquer des émeutes", a-t-il déclaré.
Raphaël Arnault, cofondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, confirme avoir reçu des menaces de mort, ce qui a renforcé son souhait de prendre du recul. Toutefois, après une longue période de réflexions, il estime que le moment est venu pour lui d'exprimer sa perspective.
Un retour discret à l’Assemblée nationale
Son retour à l’Assemblée nationale s’est fait en toute discrétion, accompagné de Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise. Bien qu’il n’ait suscité ni éclats ni huées, le climat demeurait tendu, notamment en raison de la surveillance accrue des personnalités politiques envers les actions des députés, comme l’a souligné la présidente de l’Assemblée, demandant une démission d’Arnault.







