L'équipe du FBI a récemment fait son entrée à La Havane pour mener une enquête « approfondie et indépendante » concernant un incident majeur survenu fin février. Ce dernier a été marqué par un échange de tirs entre les garde-côtes cubains et une vedette rapide enregistrée aux États-Unis.
Selon un responsable de l'ambassade américaine à Cuba, cette démarche est motivée par les tensions croissantes entre Washington et La Havane. Le contexte délicat inclut des mesures de blocus imposées par l'administration Trump depuis janvier, qui a même évoqué la possibilité de « prendre » des mesures plus drastiques à l'encontre du régime cubain.
L'incident a eu lieu le 25 février lorsque les garde-côtes cubains se sont approchés de la vedette pour l'interroger. En réponse, l'embarcation a ouvert le feu, entraînant la mort tragique de cinq de ses occupants, tous liés à la Floride. Les survivants ont été accusés de « terrorisme » par Cuba, soupçonnés d'avoir transporté des armes afin de déstabiliser l'île.
Un représentant de l'ambassade américaine a souligné que des détails spécifiques concernant le travail du FBI restent à préciser. Il a fait référence aux commentaires de Marco Rubio, secrétaire d'État, qui avait noté que de nombreux éléments de l'enquête reposent sur des informations fournies par les autorités cubaines. « Nous allons vérifier ceci de manière indépendante », avait-il affirmé, promettant une réponse appropriée une fois les faits établis.
La Havane a qualifié les dix occupants de la vedette de Cubains résidant aux États-Unis, la majorité d'entre eux ayant un passé judiciaire. Parmi eux, au moins deux seraient des citoyens américains, ce qui complique encore la situation diplomatique, illustrant parfaitement la fragilité des relations entre les deux pays.







