Face à l’envolée des prix des carburants, les États membres de l’Union européenne sont incités à encourager le télétravail, où cela est faisable, pour diminuer le recours aux véhicules et aux avions.
Depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, le prix du pétrole a connu une augmentation de près de 70 %, principalement due à la fermeture du détroit d’Ormuz, point névralgique du transit pétrolier mondial. Dans ce contexte tendu, Dan Jørgensen, le commissaire européen à l’énergie, a proposé à l’UE de repenser ses habitudes.
Comme le rapporte Politico, il a exhorté les 27 États membres à « inverser la tendance » et à « devenir véritablement indépendants énergétiquement ». Pour Jason Griffiths, analyste chez IHS Markit, cette démarche pourrait réduire significativement l'avantage inflationniste sur le coût de la vie en Europe.
Dan Jørgensen promeut également une diminution des vols, semblable à celle observée durant la pandémie. Il appelle les dirigeants à accentuer le développement des énergies renouvelables, en affirmant que la crise énergétique persistera sur le long terme. « Même si la paix revenait demain, le retour à la normale prendra du temps », a-t-il déclaré lors d’une réunion sur l’énergie au sein de l’UE.
Ces recommandations s’alignent avec celles de l’Agence internationale de l’énergie. En effet, cette dernière encourage les citoyens à « travailler à domicile lorsque possible, réduire les limitations de vitesse sur les routes de 10 km/h, promouvoir les transports publics, établir un système de circulation alternée et augmenter le covoiturage ». Pour les experts, ces mesures ne sont pas uniquement temporaires ; elles pourraient bien redessiner les comportements de mobilité en Europe.
Il semble donc que le télétravail, loin d’être une simple mesure de crise, pourrait s'imposer comme une réponse structurante face aux enjeux énergétiques actuels.







