Solidarité face à la crise au Liban
La communauté libanaise de Poitiers est en émoi depuis le début des affrontements au Moyen-Orient. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a récemment exprimé le souhait d'intégrer le Liban au cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. Après des bombardements israéliens qui ont coûté la vie à plus de 300 personnes, selon des sources officielles libanaises, la tension monte au sein des Libanais vivant en France, comme le rapporte Le Monde.
Elias Rady, gérant du restaurant Oh Libanais, reste en contact régulier avec sa famille à Beyrouth. "Au début, mes parents ne me répondaient pas. J'ai dû appeler mes sœurs pour prendre des nouvelles, même si je craignais le pire. C'est comme si cent bombes tombaient sur Poitiers. Tout le monde ici connaît quelqu'un de touché par cette guerre", témoigne-t-il, visiblement affecté par la situation.
Les répercussions économiques se font aussi sentir. Elias, qui emploie plusieurs étudiants libanais, souligne : "Les banques au Liban ont fait faillite, rendant les envois d'argent impossibles. Je fais de mon mieux pour les soutenir en leur offrant un emploi." Cette entraide se retrouve également chez d'autres restaurateurs de la région.
Fouad Chidiac, propriétaire du restaurant Le Levant, s'inquiète pour sa famille restée dans les montagnes libanaises. "Autrefois, on pouvait prévoir où les bombardements allaient avoir lieu; aujourd'hui, c'est devenu aléatoire", confie-t-il. Il espère pouvoir retourner dans son village cet été et rêve d'une paix durable au Liban, expliquant que "tous les Libanais désirent vivre en toute liberté".
Un résident libanais de Poitiers, qui préfère rester anonyme, partage ce sentiment d'inquiétude. Sa maison familiale dans le sud du Liban est encore debout, mais il a découvert que l'immeuble voisin a été détruit par des frappes.
Malgré le climat d'incertitude, la communauté libanaise à Poitiers fait preuve de résilience, unie par l'espoir d'un retour à la paix.







