Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré le 9 avril un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine à l'occasion de la Pâque orthodoxe, prévue pour le samedi et dimanche de ce week-end. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que l'Ukraine respecterait cet accord si la Russie s'y conformait aussi.
« Sur décision du commandant suprême, V. Poutine, un cessez-le-feu est décrété à partir de 16h00 le 11 avril jusqu'à la fin de la journée du 12 avril », a indiqué le Kremlin dans un communiqué. Cette annonce marque une rare pause dans les hostilités, qui ont jusqu'ici causé des ravages en Ukraine.
Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a précisé que cette trêve n'avait pas été discutée avec Kiev ou Washington et n'était pas liée à des négociations plus larges. « Nous partons du principe que la partie ukrainienne suivra notre exemple », a-t-il ajouté, suscitant des interrogations sur les réelles intentions de Moscou.
Volodymyr Zelensky, en réponse, a indiqué que l'Ukraine était prête à respecter cette trêve, ayant déjà proposé une telle mesure. « L'Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Les discussions sur un cessez-le-feu n'ont pas seulement eu lieu récemment, mais avaient déjà été suggérées par Zelensky, notamment via des contacts avec les États-Unis, dans le contexte d'un conflit qui dure depuis plus de quatre ans.
Un contexte conflictuelle toujours tendu
Malgré plusieurs trêves établies pendant la guerre, les deux camps s'accusaient habituellement de violations de ces accords. Ce cessez-le-feu pourrait-il être une occasion de relancer les discussions de paix, en dépit des tensions croissantes qui persistent ?
Concernant l’état actuel du conflit, plusieurs facteurs ont aggravé la situation. Les négociations lancées sous l'égide des États-Unis n'ont pas abouti, notamment à cause des exigences territoriales de Moscou, qui ont été fermement rejetées par Kiev. Selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), le ralentissement des offensives russes ces derniers mois pourrait être attribué à l'augmentation des contre-attaques ukrainiennes et aux restrictions imposées par le Kremlin.
En effet, l'Ukraine a intensifié ses frappes contre les infrastructures russes, et ce, dans l'espoir de diminuer les ressources de Moscou. Pendant ce temps, le conflit a coûté des milliers de vies et provoqué le déplacement de millions de personnes depuis le début des hostilités, faisant de cette guerre le conflit le plus meurtrier en Europe après la Seconde Guerre mondiale.







