Les États-Unis avaient assoupli en mars certaines sanctions sur le pétrole russe en réaction à la flambée des prix provoquée par le conflit en cours avec l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran. Alors que la guerre continue de ravager les marchés énergétiques, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réaffirmé, lors d'une conférence de presse le 10 avril, son souhait de voir ces sanctions de nouveau appliquées intégralement.
"Un cessez-le-feu est en cours au Moyen-Orient et dans le Golfe. J'attends que les sanctions sur le pétrole russe soient entièrement rétablies, comme elles l'étaient auparavant", a déclaré Zelensky, dans des propos rapportés par l'AFP.
Cette initiative américaine de lever certaines restrictions visait à répondre à l'augmentation des coûts, mais a aussi été interprétée par Kiev et ses alliés européens comme une opportunité pour Moscou de renflouer ses finances. La dérogation temporaire en cours permet d'acheter du pétrole russe actuellement en mer jusqu'au 11 avril, une situation qui a été accueillie positivement par le Kremlin.
Une trêve observée lors de la Pâque orthodoxe
Dans le même temps, Zelensky a partagé que des alliés internationaux avaient exprimé des préoccupations concernant les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes, en raison de la montée des prix des hydrocarbures. "Je ne peux pas révéler tous les noms, mais des partenaires ont fait cette demande à plusieurs échelles, tant politique que militaire", a-t-il affirmé.
Le président ukrainien a aussi proposé à Moscou une trêve sur les opérations militaires visant les infrastructures énergétiques des deux nations. À l'occasion de la Pâque orthodoxe, Vladimir Poutine a annoncé un cessez-le-feu global, une décision rare qui a été acceptée par Kiev, laissant entrevoir un moment de pause dans les hostilités.
La situation reste complexe, mais les voix appelant à la stabilité au sein de la communauté internationale se multiplient, alors que l'Europe continue d'affronter des réalités économiques difficiles. Des analystes soulignent que la réimposition des sanctions pourrait créer des tensions supplémentaires sur le marché énergétique mondial.







